Franceville : les enseignants de l'USTM suspendent les cours
Faute de paiement de leurs vacations, les enseignants-chercheurs de l'Université des sciences et techniques de Masuku arrêtent les activités pédagogiques.
À Franceville, le Syndicat national des enseignants-chercheurs de l'Université des sciences et techniques de Masuku (SNEC-USTM) a décidé de suspendre tous les cours. En cause : des vacations de l'année académique 2024-2025 toujours impayées, malgré les relances. Les étudiants se retrouvent, une nouvelle fois, au cœur d'un conflit qui les dépasse.

Une décision prise en assemblée générale
Réunis en assemblée générale ce vendredi à Franceville, dans le Haut-Ogooué, les membres du SNEC-USTM ont acté la suspension des activités pédagogiques. Une vacation, pour rappel, correspond à la rémunération versée aux enseignants pour des heures de cours assurées en plus de leur charge habituelle. C'est précisément cet argent, dû pour l'année 2024-2025, que les enseignants réclament sans succès depuis plusieurs mois.
Selon nos informations, le syndicat avait d'abord attendu une réaction des autorités compétentes avant d'envisager cette mesure radicale. Face à ce silence, les enseignants ont choisi d'étendre la suspension à l'année académique 2025-2026, jusqu'au règlement intégral des sommes dues.
Les cours à l'arrêt jusqu'à nouvel ordre
Dans les faits, cela signifie que les amphithéâtres et salles de cours de l'USTM resteront vides tant qu'aucune solution financière ne sera trouvée. Le président du syndicat, Ferdinand Evoung Evoung, a exposé les raisons de cette impasse devant ses collègues réunis à Franceville.
Pour les familles et les étudiants du Haut-Ogooué, cette annonce tombe comme un coup dur. Beaucoup avaient déjà connu, ces dernières années, des perturbations dans le calendrier universitaire liées à des tensions similaires autour du paiement des enseignants.
Ce qu'il faut retenir pour les étudiants et leurs familles
À ce stade, aucune date de reprise n'a été annoncée. Le retour en cours dépendra directement du règlement des vacations réclamées par les enseignants.
Le Crieur suivra l'évolution de ce dossier, qui touche directement la scolarité de nombreux jeunes du Haut-Ogooué et l'avenir de leur année universitaire.
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