Trois jours de soins gratuits à EL-RAPHA, à partir du 16 juillet
Consultations, examens et médicaments offerts : une clinique de Libreville ouvre grand ses portes aux familles.
Du 16 au 18 juillet, la Polyclinique EL-RAPHA, à Libreville, organise une opération de solidarité médicale gratuite. Une quinzaine de spécialités seront mobilisées pour permettre aux populations de se faire soigner sans sortir un billet.

Pendant trois jours, la Polyclinique EL-RAPHA va transformer ses couloirs habituels en un vaste espace de solidarité. Consultations, examens médicaux et médicaments seront distribués gratuitement, du 16 au 18 juillet, à Libreville. Pour beaucoup de familles gabonaises, ce genre d'annonce vaut mieux qu'un long discours : ici, pas de frais de consultation à avancer, pas de facture de pharmacie qui tombe en fin de mois.
Une brochette de spécialistes mobilisés
L'établissement a fait le choix de ne pas se limiter à une ou deux spécialités. Selon les informations recueillies, les patients pourront consulter en cardiologie, chirurgie générale, dermatologie, gynécologie-obstétrique, neurologie, neurochirurgie, ophtalmologie, ORL, pédiatrie, rhumatologie, traumatologie et urologie, entre autres. Un éventail large, qui couvre aussi bien les petits maux du quotidien que des pathologies plus lourdes nécessitant un avis spécialisé.
Dans un pays où l'accès à certains spécialistes reste compliqué, surtout hors de la capitale, ce type d'opération a une valeur particulière. Beaucoup de familles reportent une consultation faute de moyens, et se contentent souvent d'un traitement de fortune ou d'un passage tardif aux urgences quand la situation s'aggrave.
Ce que ça change concrètement
Pour un habitant de Libreville ou des environs, l'enjeu est simple : profiter de ces trois jours pour faire ce qu'il repousse depuis des mois, parfois des années. Un bilan cardiaque jamais fait, une douleur articulaire jamais explorée, un enfant qu'on n'a jamais amené voir un pédiatre par manque de moyens. La gratuité annoncée porte sur la consultation, les examens et les médicaments, ce qui limite le risque de ressortir de la clinique avec une ordonnance qu'on ne peut pas honorer.
Ce genre d'initiative, quand elle est bien organisée, a aussi une utilité de dépistage : détecter tôt une hypertension, un diabète, un problème de vue, avant que ça ne devienne un motif d'hospitalisation coûteuse. C'est là que la médecine préventive rejoint le portefeuille des familles.
Trois jours à ne pas laisser filer
L'opération se tient du jeudi 16 au samedi 18 juillet. Les personnes intéressées ont donc une fenêtre courte pour s'organiser, se déplacer, et surtout ne pas hésiter à se présenter même pour un simple avis médical. Ce sont souvent les consultations les plus « banales » qui révèlent, une fois sur la table d'examen, un souci qu'on ignorait.
Au Crieur, on suivra avec intérêt le déroulement de cette campagne et son accueil par les Librevillois. Reste à voir combien de patients auront pu, grâce à ces trois jours, franchir enfin la porte d'un cabinet médical qu'ils évitaient depuis trop longtemps.
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