Société

236 candidats planchent au bac à Lastourville

Le gouverneur de l'Ogooué-Lolo a lancé mardi les épreuves dans quatre centres de la localité.

Ce mardi à Lastourville, l'ambiance était à la concentration studieuse. Le gouverneur Jean Bosco Assingabagni a donné le coup d'envoi des épreuves du baccalauréat général au lycée Arsène Bounguendza, point de départ pour 236 candidats répartis dans quatre centres de la ville. Une journée décisive pour des dizaines de familles de l'Ogooué-Lolo.

Élèves candidats au baccalauréat entrant dans un établissement scolaire au Gabon
Le lycée Arsène Bounguendza de Lastourville a accueilli le lancement officiel des épreuves du baccalauréat 2026.

Il est un peu plus de 8 heures, ce mardi, quand le gouverneur de l'Ogooué-Lolo pousse la porte du lycée Arsène Bounguendza. Autour de lui, des surveillants qui vérifient les listes, des candidats qui relisent une dernière fois leurs formules. Jean Bosco Assingabagni a procédé au lancement officiel des épreuves du baccalauréat général pour l'ensemble de Lastourville, donnant le signal de départ d'une session qui va occuper les élèves pendant plusieurs jours.

Quatre centres, une même échéance

À Lastourville, l'examen ne se joue pas dans un seul établissement. Le centre du lycée Arsène Bounguendza accueille à lui seul 160 candidats. À quelques encablures, le lycée catholique de Bamboro en compte 39, et le lycée privé Jonas Lumière 37. S'ajoutent 62 candidats libres, ceux qui préparent le diplôme hors du cursus scolaire classique, souvent après une interruption d'études ou en formation à distance.

Au total, 236 jeunes de la ville se présentent devant les jurys cette semaine. Un chiffre qui, mis en perspective, donne la mesure de l'enjeu : dans une localité de la taille de Lastourville, c'est une part significative de la jeunesse qui joue son avenir scolaire et, pour beaucoup, l'accès à l'université ou à une formation professionnelle.

Koulamoutou, le grand centre de la province

Lastourville n'est pas seule à mobiliser ses salles de classe. Le principal centre d'examen de l'Ogooué-Lolo se trouve à Koulamoutou, chef-lieu de la province, avec 309 candidats enregistrés, dont 179 rattachés directement au centre principal. Ensemble, les deux villes concentrent l'essentiel des épreuves du bac dans cette région du centre-est du pays.

Cette organisation par centres, avec des candidats venus de lycées publics comme d'établissements privés ou confessionnels, illustre la diversité des parcours scolaires dans la province. Filles et fils de fonctionnaires, d'agents forestiers ou de commerçants, tous se retrouvent au même moment devant les mêmes sujets.

Ce que ça change pour les familles

Derrière les chiffres, il y a des trajectoires concrètes. Pour un candidat libre de Lastourville, souvent plus âgé et parfois déjà parent, réussir cette session peut ouvrir la voie à un emploi stable ou à une reprise d'études longtemps différée. Pour les lycéens, c'est le sésame vers les filières universitaires de Libreville ou d'ailleurs.

La présence du gouverneur au lancement des épreuves n'est pas qu'un geste protocolaire. Elle rappelle que l'administration provinciale suit de près le bon déroulement de cette échéance nationale, dans une province où l'accès aux infrastructures scolaires reste un sujet suivi de près par les autorités locales.

Les résultats de cette session seront désormais attendus avec impatience par les 236 familles de Lastourville, comme par celles de Koulamoutou. D'ici là, les copies s'accumulent, et l'attente commence.

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