Société

700 millions FCFA débloqués pour les enseignants de l'USTM

Après un audit, le ministère de l'Enseignement supérieur annonce le paiement des primes de vacations et d'heures supplémentaires à l'université de Franceville.

C'est une bouffée d'air pour bon nombre d'enseignants de l'Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), à Franceville. Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé le déblocage de 700 millions de FCFA destinés au paiement des primes de vacations et d'heures supplémentaires, une somme validée après un audit des dossiers concernés.

Bâtiment universitaire de l'USTM à Franceville, au Gabon
L'USTM, à Franceville, doit recevoir 700 millions de FCFA pour régler les primes de vacations et d'heures supplémentaires de ses enseignants.

Un dossier qui traînait depuis longtemps

Dans beaucoup d'universités gabonaises, les heures supplémentaires et les vacations — ces cours donnés en plus du service normal, souvent par des enseignants extérieurs ou en appoint — s'accumulent parfois pendant des mois avant d'être payées. À l'USTM, ce retard était devenu un sujet de tension récurrent chez les enseignants concernés, qui réclamaient la régularisation de leur situation.

Selon nos informations, un audit a été mené pour vérifier la réalité des heures déclarées avant tout paiement. Cette étape, souvent perçue comme un simple frein administratif par les personnels en attente, est en réalité la garantie que l'argent public est versé à bon escient, sur la base de dossiers contrôlés.

Un déblocage de 700 millions de FCFA

Au terme de cette vérification, le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé le déblocage de 700 millions de FCFA en faveur de l'USTM. Cette enveloppe doit permettre de régler les arriérés de primes de vacations et d'heures supplémentaires dus aux enseignants de l'établissement.

Pour beaucoup de vacataires et d'enseignants ayant multiplié les heures de cours, ce paiement représente un revenu attendu, parfois depuis plusieurs mois. Dans une université technique comme l'USTM, où les filières scientifiques exigent souvent des heures de travaux dirigés et de travaux pratiques supplémentaires, ces compléments de rémunération pèsent réellement dans le budget des enseignants concernés.

Ce que ça change concrètement

Au-delà du chiffre, ce déblocage traduit une volonté affichée de régulariser les situations en attente dans l'enseignement supérieur. Pour les personnels de l'USTM, c'est la promesse d'un rattrapage sur des sommes dues. Pour l'établissement, c'est aussi un signal : un audit sérieux peut ouvrir la voie à un paiement, plutôt que de rester lettre morte.

Reste à savoir, selon nos informations encore incomplètes à ce stade, dans quel délai précis les enseignants percevront effectivement ces sommes et si d'autres établissements du pays connaissent des situations similaires. Le Crieur suivra l'évolution de ce dossier, notamment la mise en œuvre concrète du paiement sur le terrain, à Franceville.

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