9 milliards pour réparer les universités avant la rentrée
Après avoir vu l'état des bâtiments de l'USS, le Président a débloqué une enveloppe pour trois grandes universités du pays.
Une visite de terrain, un constat sans détour, et une décision immédiate : 9 milliards de FCFA vont être injectés dans la rénovation de l'Université Omar Bongo, de l'Université des Sciences et Techniques de Masuku et de l'Université des Sciences de la Santé. Chacune recevra 3 milliards, avec un objectif clair : que les étudiants retrouvent des salles, des amphis et des internats dignes de ce nom avant la prochaine rentrée.

Ça fait des années que les étudiants de l'Université Omar Bongo, de l'USTM à Franceville ou de l'USS à Owendo racontent la même chose : amphis bondés, sanitaires hors service, toitures qui fuient, bibliothèques à l'abandon. Cette fois, le constat n'est pas venu d'un rapport poussiéreux mais d'une visite du Président de la République en personne sur le campus de l'USS.
Ce que voit un chef d'État en visite
Brice Clotaire Oligui Nguema a arpenté les couloirs, poussé quelques portes, posé des questions. Ce qu'il a constaté l'a visiblement suffisamment marqué pour qu'il reçoive dans la foulée le ministre de l'Enseignement supérieur, le professeur Charles Edgar Mombo, afin de dresser un état des lieux complet des trois grandes universités publiques du pays. La décision est tombée sans attendre : 9 milliards de francs CFA débloqués immédiatement, répartis à parts égales entre l'UOB, l'USTM et l'USS, soit 3 milliards par établissement.
Pas de grand discours ni d'annonce à effet différé. L'argent est fléché vers la réhabilitation et la modernisation des infrastructures, avec un calendrier resserré puisque les travaux doivent démarrer très rapidement pour tenir l'échéance de la rentrée prochaine.
Ce que ça change concrètement
Pour les milliers d'étudiants qui passent leurs journées entre bibliothèque, résidence universitaire et amphithéâtre, ce n'est pas une ligne budgétaire abstraite. C'est la promesse de retrouver des lieux d'études fonctionnels, là où beaucoup composaient depuis longtemps avec des infrastructures fatiguées par des années d'usure et de sous-investissement.
À Owendo comme à Franceville ou Libreville, les chantiers annoncés touchent au quotidien concret des campus : bâtiments d'enseignement, équipements, conditions de vie sur les résidences. L'objectif affiché est d'améliorer significativement les conditions d'études des étudiants gabonais, un enjeu qui dépasse la seule question immobilière et touche à la capacité du pays à retenir et former ses jeunes talents sur place.
Le ministère aux commandes du suivi
C'est désormais au ministère de l'Enseignement supérieur, sous la houlette du professeur Mombo, de piloter la mise en œuvre sur le terrain. L'audience présidentielle a permis d'établir une appréciation précise et partagée des besoins de chaque établissement, université par université, avant le lancement des travaux.
Reste à voir sur quels chantiers précis portera chaque enveloppe de 3 milliards : c'est désormais aux équipes ministérielles et aux directions des trois universités de traduire cette décision en travaux visibles, dans les délais annoncés.
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