Société

À Fougamou, l'hôpital tient debout mais réclame un coup de pouce

La ministre de la Santé a constaté un établissement globalement fonctionnel, tout en pointant des marges de progrès attendues par les habitants de la Ngounié.

En déplacement à l'Hôpital départemental de Fougamou, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, a dressé un bilan plutôt rassurant : les infrastructures et équipements répondent aux besoins essentiels de la population locale. Mais la ministre n'a pas éludé les points faibles, appelant à des améliorations concrètes pour cet établissement qui reste un pilier de santé dans la province.

Bâtiment de l'hôpital départemental de Fougamou dans la province de la Ngounié
L'Hôpital départemental de Fougamou, dans la Ngounié, a reçu la visite de la ministre de la Santé.

Pour les habitants de Fougamou, l'hôpital départemental n'est pas un bâtiment comme un autre. C'est souvent le seul recours à des dizaines de kilomètres à la ronde, dans une province de la Ngounié où les distances pèsent lourd quand il faut accoucher, soigner un enfant fiévreux ou stabiliser un blessé de la route.

C'est dans ce contexte que la visite de la ministre de la Santé prend tout son sens. Sur place, le constat est plutôt encourageant : les infrastructures et les équipements de l'hôpital répondent aux besoins essentiels des populations. Un satisfecit qui compte, dans un pays où beaucoup d'établissements de l'intérieur souffrent de vétusté ou de sous-équipement chronique.

Un bilan positif, mais pas complaisant

La ministre n'a toutefois pas transformé sa tournée en simple visite de courtoisie. Selon les informations recueillies sur place, plusieurs améliorations ont été identifiées comme nécessaires pour renforcer le fonctionnement quotidien de l'établissement. La nature précise de ces axes de travail n'a pas été détaillée dans l'immédiat, mais la démarche s'inscrit dans une logique de suivi plutôt que de simple communication.

Ce type de tournée sanitaire, quand elle est suivie d'effets concrets, permet en général d'identifier ce qui manque réellement sur le terrain : personnel soignant en nombre suffisant, disponibilité des médicaments, état du plateau technique, ou encore capacité d'accueil pour les urgences et les accouchements.

Ce que ça change pour les patients de la Ngounié

Pour les familles de Fougamou et des villages environnants, l'enjeu est concret. Un hôpital jugé fonctionnel, c'est moins de patients contraints de se déplacer jusqu'à Lambaréné ou Libreville pour des soins qui devraient pouvoir être assurés localement. C'est aussi, potentiellement, des économies de transport et de temps qui pèsent lourd dans le budget des ménages.

Reste à savoir quel calendrier sera fixé pour les améliorations évoquées, et comment les autorités sanitaires locales et départementales assureront le suivi de ces engagements. C'est souvent là que se joue la différence entre une visite ministérielle qui reste sans suite et une véritable dynamique de renforcement du système de santé dans les provinces.

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