À Lastourville, 327 élèves face aux dangers de la drogue
La SETRAG mène une campagne de sensibilisation au lycée Jean Arsène Bounguendza pour alerter les jeunes sur les risques des stupéfiants.
Au Lycée Jean Arsène Bounguendza de Lastourville, 327 élèves et membres de la communauté scolaire ont été sensibilisés aux dangers de la drogue. Une initiative portée par la SETRAG dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale, à l'heure où la consommation de stupéfiants inquiète de plus en plus dans les établissements scolaires gabonais.

Dans la cour du Lycée Jean Arsène Bounguendza, à Lastourville, l'ambiance n'était pas celle d'un cours ordinaire. Élèves, enseignants et personnel administratif se sont réunis pour une campagne de sensibilisation aux dangers de la drogue, portée par la Société d'Exploitation du Transgabonais.
Cette action s'inscrit dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale (RSE) de l'entreprise, qui exploite la ligne ferroviaire reliant Owendo à Franceville. Au total, 327 personnes ont pris part à cette journée d'information, un chiffre qui donne la mesure de la mobilisation autour de cette cause à Lastourville.
Un fléau qui inquiète au-delà de la ville
La question dépasse largement les murs du lycée. Selon des données de l'Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS), les campagnes de sensibilisation menées à l'échelle nationale ont déjà permis de mieux cerner l'ampleur du phénomène chez les jeunes.
Lastourville, ville ferroviaire et forestière de la province de l'Ogooué-Lolo, n'échappe pas à cette réalité qui touche de nombreuses localités du pays. C'est justement parce que le milieu scolaire reste l'un des lieux les plus exposés à la circulation de produits dangereux que ce type d'action prend tout son sens.
Le rôle des entreprises dans la prévention
Ce déplacement de la SETRAG à Lastourville illustre une tendance de fond : les entreprises implantées le long du corridor ferroviaire s'impliquent de plus en plus dans des actions de proximité, au-delà de leur seule activité économique.
Pour les familles de Lastourville, ce type d'intervention a une valeur concrète. Informer les jeunes avant qu'ils ne soient confrontés au problème reste, selon les spécialistes de la santé publique, l'un des leviers les plus efficaces pour limiter les dégâts humains et sociaux liés à la drogue.
Ce qu'il faut retenir
Au-delà des chiffres, cette campagne rappelle une évidence : la lutte contre la drogue en milieu scolaire ne peut pas reposer uniquement sur les écoles ou les familles. Elle nécessite l'implication d'acteurs multiples, y compris économiques, ancrés dans le tissu local.
À Lastourville, les 327 personnes sensibilisées repartent avec des repères plus clairs sur les risques encourus. Reste à savoir si ce type d'initiative se répétera dans d'autres établissements le long de la ligne du Transgabonais, où les mêmes enjeux se posent probablement avec la même acuité.
À lire aussi

Déchets urbains : le ministre de l’Intérieur reçoit un groupe international
Le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Adrien Nguema Mba, a reçu une délégation du groupe Jospong International Business. Au cœur des échanges : la gestion des déchets, un casse-tête quotidien pour des milliers de familles à Libreville, Port-Gentil ou Franceville.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a foulé mardi le sol ivoirien en compagnie de la Première Dame Zita Oligui Nguema. Objectif de ce déplacement : représenter le Gabon aux cérémonies du 66e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, célébrée chaque 7 août.
À la uneUniversités : le chef de l’État veut des campus à la hauteur du pays
Le Chef de l’État s’engage pour des campus universitaires à la hauteur des ambitions nationales, selon une annonce du ministère de l’Enseignement supérieur. Une déclaration qui remet l’état des infrastructures universitaires au cœur de l’agenda public, dans un pays où des générations d’étudiants dénoncent depuis longtemps l’état de leurs amphithéâtres et de leurs résidences.