Société

À Mékambo, elle accouche pendant l'épreuve d'économie

Évacuée en urgence de sa salle d'examen, une bachelière se bat désormais depuis son lit d'hôpital pour décrocher son diplôme.

Ce jour-là, dans une salle d'examen de Mékambo, les candidats planchaient sur les dynamiques économiques. Arlette Félicia K., elle, mettait son enfant au monde. Depuis son lit d'hôpital, la jeune maman réclame désormais le droit de rattraper l'épreuve qu'elle n'a pas pu terminer.

Bâtiment scolaire servant de centre d'examen, photo d'illustration
Un centre d'examen du baccalauréat, illustration.

Une salle d'examen, deux histoires en une

Elle s'appelle Arlette Félicia K. et elle passait son baccalauréat, série Terminale B, dans un centre d'examen de Mékambo. Comme ses camarades, elle avait révisé, comme eux elle s'était installée face à sa copie d'économie. Mais au milieu de l'épreuve, son corps a tranché à sa place : les contractions se sont imposées, et il a fallu l'évacuer d'urgence.

Selon nos informations, la candidate a accouché peu après son transfert. Mère et enfant se portent bien, mais pour Arlette, l'histoire ne s'arrête pas là. Une épreuve du baccalauréat lui manque encore, et sans elle, pas de diplôme.

Le combat continue depuis la maternité

Depuis son lit, la jeune femme mène désormais un autre genre d'examen : convaincre les autorités scolaires de lui accorder une session de rattrapage. Une démarche qui relève, dans ce genre de situation, de dispositifs déjà prévus pour les candidats empêchés par un cas de force majeure — maladie, accident, ou naissance imprévue en plein examen.

À Mékambo comme ailleurs dans le Haut-Ogooué, ce genre d'épisode n'est pas isolé. Chaque année, des grossesses arrivées à terme se heurtent au calendrier scolaire, sans que les administrations locales disposent toujours de protocoles clairs et rapides pour y répondre. L'histoire d'Arlette relance la question : que fait-on, concrètement, quand la vie bouscule le programme des examens ?

Ce que ça change pour les futurs candidats

Pour l'instant, rien n'indique qu'une décision a été rendue sur son cas. Mais l'affaire, si elle aboutit favorablement, pourrait servir de repère pour d'autres candidates confrontées à la même situation — et rappeler aux établissements scolaires du pays l'importance d'anticiper ces cas particuliers plutôt que de les traiter au coup par coup.

En attendant, Arlette a deux motifs de fierté sur les bras : un nouveau-né, et une copie d'économie qu'elle n'a pas encore eu le droit de terminer. La suite dépendra désormais de l'administration.

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