Société

À N'Djamena, le Gabon plaide sa cause pour l'eau potable

Le ministre Phillippe Tonangoye représente le pays à un forum continental sur l'accès à l'eau, avec l'espoir d'en tirer des financements concrets.

Depuis ce mercredi, la capitale tchadienne accueille une rencontre continentale consacrée à l'accès universel à l'eau. Le Gabon y est représenté par son ministre de l'Accès Universel à l'Eau et à l'Énergie, Phillippe Tonangoye. Enjeu pour Libreville : ne pas rentrer les mains vides.

Habitants s'approvisionnant en eau à un point d'eau public dans un quartier gabonais
L'accès à l'eau potable reste un défi quotidien dans plusieurs quartiers du Gabon.

À N'Djamena, sous le thème « De la vision à l'action », une rencontre continentale réunit depuis ce mercredi 15 juillet des délégations venues discuter d'un sujet vital : l'eau potable pour tous. Le rendez-vous, co-organisé par le gouvernement tchadien, rassemble des responsables politiques et techniques de plusieurs pays africains confrontés au même défi.

Le Gabon y a envoyé son ministre de l'Accès Universel à l'Eau et à l'Énergie, Phillippe Tonangoye. Sa présence n'est pas anodine : derrière les discours et les tables rondes, ce type de forum sert avant tout à chercher des appuis financiers et des exemples concrets à importer chez soi.

Ce que le Gabon vient chercher

Sur le papier, le Gabon dispose de ressources hydriques abondantes. Dans la réalité vécue par de nombreux ménages, à Libreville comme dans l'intérieur du pays, les coupures d'eau et les quartiers mal desservis restent une préoccupation quotidienne. C'est précisément ce paradoxe qui donne du poids à la participation gabonaise à N'Djamena.

Ces grandes rencontres africaines sont souvent l'occasion de nouer des contacts avec des bailleurs de fonds, des institutions panafricaines ou des partenaires techniques susceptibles de financer des projets d'adduction d'eau. Ramener des financements, mais aussi des méthodes qui ont fait leurs preuves ailleurs, voilà ce qui donnerait un sens concret au déplacement du ministre.

Et pour les Gabonais, concrètement ?

Ce genre de sommet reste, pour l'instant, une étape diplomatique et technique. Aucun accord ni chiffre précis n'a été communiqué à ce stade concernant d'éventuels engagements pris par le Gabon ou en sa faveur.

Mais l'enjeu, lui, est bien réel : selon des sources concordantes, l'accès à l'eau potable demeure l'un des services de base les plus attendus par les populations, notamment dans les zones périurbaines et les provinces éloignées de la capitale. Un financement obtenu à N'Djamena, ou une idée de gouvernance de l'eau reprise ailleurs, pourrait à terme se traduire par des robinets qui coulent enfin dans des foyers qui attendent depuis des années.

Reste à voir, dans les semaines qui suivent, si cette participation se traduira par des annonces concrètes ou de simples déclarations d'intention. Le Crieur suivra les retombées de ce déplacement pour les Gabonais.

À lire aussi