À Tchibanga, des ados vendent pour payer leur rentrée
Pendant les grandes vacances, plusieurs jeunes de la ville préparent déjà leur trousseau scolaire en travaillant dans la rue.
Ils ont entre 13 et 16 ans et, au lieu de profiter pleinement de leurs vacances, ils sillonnent les rues de Tchibanga pour gagner un peu d'argent. Leur objectif : financer leur rentrée scolaire, entre cahiers, uniformes et fournitures. Un choix qui en dit long sur le sens des responsabilités de cette jeunesse de la Nyanga.

Des vacances studieuses, pas de repos
À Tchibanga, dans la province de la Nyanga, la période des grandes vacances ne rime pas avec farniente pour tout le monde. Alors que beaucoup de jeunes profitent de cette pause pour voyager ou se reposer, d'autres ont choisi de mettre ce temps à profit pour préparer la prochaine rentrée des classes.
Parmi eux, Steeve et Gleen, deux adolescents qui ont opté pour la vente de friperies, ces vêtements de seconde main très prisés dans les marchés gabonais. Leur idée est simple : générer des revenus pour aider leurs familles à constituer le trousseau scolaire, souvent coûteux pour les foyers modestes.
Un coup de main pour les familles
Cette initiative, portée par des jeunes âgés de 13 à 16 ans, traduit une réalité bien connue à Tchibanga comme dans d'autres villes du pays : la rentrée scolaire représente une charge financière importante pour de nombreux ménages. Cahiers, uniformes, chaussures, sacs... la liste des dépenses s'allonge chaque année.
En s'impliquant directement dans cette préparation, ces adolescents allègent un peu le fardeau qui pèse sur leurs parents. Ils apprennent aussi, très jeunes, la valeur du travail et de l'effort, des leçons qui dépassent largement le cadre scolaire.
Une débrouillardise qui inspire
Cette pratique, qu'on pourrait qualifier d'activité génératrice de revenus, n'est pas nouvelle au Gabon, mais elle illustre une forme de solidarité intergénérationnelle où les enfants prennent part, à leur manière, à l'effort familial. À Tchibanga, ce phénomène semble se répéter chaque année durant les vacances scolaires.
Si les témoignages recueillis restent à ce stade limités à quelques cas observés dans les rues de la ville, ils reflètent un état d'esprit partagé par une partie de la jeunesse locale : plutôt que d'attendre, agir pour construire son avenir, même à petite échelle.
Ce qu'il faut retenir
À quelques semaines de la rentrée, ces jeunes vendeurs de Tchibanga rappellent une vérité simple : la solidarité familiale et l'envie de bien faire peuvent se manifester dès l'adolescence. Leur exemple, modeste mais significatif, mérite d'être salué comme un signe positif pour la jeunesse de la Nyanga.
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