Société

Aides sociales : un nouveau comptage des Gabonais économiquement faibles dès septembre

Le gouvernement veut corriger les erreurs du premier recensement et mieux cibler les aides destinées aux plus démunis.

Le gouvernement a arrêté, le 21 juillet à Libreville, les contours du deuxième recensement général des Gabonais économiquement faibles. Objectif affiché : nettoyer une base de données vieillissante, corriger les erreurs d'identification et mieux orienter les aides sociales dès septembre. Pour des milliers de familles à Libreville, Port-Gentil ou dans les provinces, ce fichier conditionne l'accès gratuit aux soins et à plusieurs dispositifs sociaux.

Usagers patientant devant un guichet d'un centre de santé au Gabon
Le statut de Gabonais économiquement faible conditionne l'accès à une prise en charge médicale allégée par la CNAMGS.

Dans les salles d'attente des centres de santé, la carte de Gabonais économiquement faible, le fameux statut GEF, reste un sésame précieux. Elle ouvre la porte à une prise en charge gratuite ou allégée par la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale, la CNAMGS. Mais le fichier qui recense ces bénéficiaires date de plusieurs années et il comporte des erreurs, des doublons, des personnes décédées encore inscrites, des ayants droit oubliés.

Un comité interministériel aux commandes

Réuni le 21 juillet sous la présidence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, un comité interministériel a validé les grandes orientations de cette deuxième opération nationale. Plusieurs départements ministériels y sont associés, preuve que le sujet dépasse la seule question sanitaire : logement, éducation, aides d'urgence peuvent aussi s'appuyer sur ce même fichier.

Selon les informations recueillies, la démarche vise trois choses très concrètes : actualiser les données sociales, éliminer les erreurs d'identification accumulées depuis le premier recensement, et améliorer le ciblage des aides pour que celles-ci atteignent réellement les foyers vulnérables. Les opérations de terrain, elles, ne débuteront qu'en septembre. Le temps, sans doute, de former les agents recenseurs et de préparer la logistique dans les provinces les plus reculées.

Ce que ça change pour les familles

Pour un chef de famille de Nzeng-Ayong ou un retraité de Lambaréné, ce recensement n'est pas une simple formalité administrative. C'est la garantie, si tout se passe comme prévu, de ne plus se voir refuser des soins à cause d'un dossier obsolète ou d'un nom mal orthographié dans une base de données. La première opération avait laissé de nombreuses insuffisances, reconnues par les autorités elles-mêmes, ce qui explique la volonté affichée de corriger le tir cette fois.

Reste que la réussite de l'opération dépendra de la capacité du gouvernement à couvrir l'ensemble du territoire, y compris les zones rurales où l'accès à l'information reste plus difficile. Aucune date précise de clôture n'a encore été communiquée, ni les modalités exactes d'inscription pour les nouveaux demandeurs.

La suite attendue

Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur le déploiement des équipes sur le terrain, les documents à présenter et les lieux d'enregistrement. Pour les ménages concernés, la vigilance s'impose : mieux vaut suivre les annonces officielles à l'approche de septembre pour ne pas rater le coche d'une actualisation qui, sur le papier, promet un accès plus juste aux aides sociales.

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