Société

Akok fête les 60 ans de sa chapelle Sainte-Marthe

Dans le Komo-Mondah, une petite chapelle a réuni tout un village pour six décennies de foi partagée.

Ce dimanche, la chapelle Sainte-Marthe d'Akok, dans le département du Komo-Mondah, a célébré en différé ses 60 années d'existence. Une messe présidée par l'archevêque de Libreville a rassemblé prêtres, autorités locales et fidèles venus nombreux marquer ce jubilé.

Chapelle rurale au Gabon entourée de fidèles lors d'une célébration religieuse
La chapelle Sainte-Marthe d'Akok a célébré ses 60 ans d'existence dans le Komo-Mondah.

Il y a des lieux qui ne font pas de bruit mais qui tiennent une communauté debout depuis des générations. La chapelle Sainte-Marthe d'Akok, petit édifice niché dans le Komo-Mondah, province de l'Estuaire, est de ceux-là. Ce dimanche, elle a soufflé 60 bougies, dans une célébration en différé qui a rassemblé du monde venu de Ntoum et des environs.

Une messe présidée par l'archevêque de Libreville

La cérémonie eucharistique a été conduite par Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba, archevêque métropolitain de Libreville. Autour de lui, les prêtres de la paroisse Saint-Thomas de Ntoum, dont dépend la chapelle d'Akok, ainsi que des autorités administratives et locales venues honorer l'événement.

Dans son homélie, le prélat a invité les fidèles à rester fermes dans la foi, un message simple mais qui résonne particulièrement dans ces petites communautés rurales où l'église reste souvent le seul lieu de rassemblement collectif régulier.

Soixante ans d'une présence discrète

Une chapelle qui fête six décennies, ce n'est pas rien pour un village de l'intérieur du pays. Depuis sa construction, Sainte-Marthe a vu passer plusieurs générations de familles d'Akok, accompagné les baptêmes, les mariages, les deuils, et tissé au fil du temps ce lien discret mais solide entre la foi et la vie quotidienne des habitants.

Ce genre de jubilé dépasse souvent le simple cadre religieux. Il devient l'occasion pour tout un secteur du Komo-Mondah de se retrouver, de se souvenir, et de mesurer le chemin parcouru depuis la fondation de la chapelle.

Ce que ça change pour la communauté

Au-delà de la messe et des discours, ces célébrations rappellent une réalité simple : dans de nombreuses localités gabonaises éloignées des grands centres urbains, ces petits édifices religieux structurent encore la vie sociale. Ils sont souvent les derniers points de rencontre stables, là où d'autres infrastructures manquent.

Pour les fidèles d'Akok, ce jubilé n'est pas qu'un souvenir : c'est aussi un signal d'attachement renouvelé à leur paroisse, et sans doute un encouragement à poursuivre l'entretien et l'animation de ce lieu pour les décennies à venir.

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