Société

Assurance maladie : le grand chantier numérique de la CNAMGS démarre à La Sablière

L'ANINF a remis à la CNAMGS l'audit qui doit moderniser durablement les outils de l'assurance maladie des Gabonais.

Trois mois après avoir signé leur accord, l'Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences et la Caisse nationale d'assurance maladie ont franchi une étape concrète le 12 août à La Sablière. L'audit des systèmes d'information de la CNAMGS a été officiellement remis, avec un diagnostic clair et trois chantiers prioritaires à mener.

Responsables de l'ANINF et de la CNAMGS lors de la remise officielle de l'audit numérique au siège de la Caisse à La Sablière
L'ANINF a remis les conclusions de son audit à la CNAMGS le 12 août 2026, à La Sablière.

Au siège de la CNAMGS, à La Sablière, la réunion du 12 août n'avait rien d'une simple formalité administrative. Les équipes de l'ANINF y ont présenté le résultat de plusieurs semaines de travail : un état des lieux complet des systèmes informatiques qui font tourner, au quotidien, l'assurance maladie de centaines de milliers de Gabonais.

Derrière ce rendez-vous technique se cache un enjeu très concret pour les assurés. Une carte qui ne passe pas, un remboursement qui traîne, un dossier introuvable : ces désagréments trouvent souvent leur origine dans des outils numériques vieillissants ou mal connectés entre eux. L'audit avait précisément pour mission de repérer ces points de fragilité avant de les corriger.

Trois piliers pour un système plus fiable

Le diagnostic de l'ANINF a identifié trois axes de travail indissociables : les ressources humaines, la donnée et les infrastructures. Un ordinateur dernier cri ne sert à rien si personne n'est formé pour l'utiliser correctement, si les informations qu'il traite sont incomplètes, ou si le réseau qui le relie au reste du système est fragile.

Cette approche par piliers change la donne pour la suite. Plutôt que de changer un logiciel ici ou une machine là, la CNAMGS s'engage désormais dans une modernisation d'ensemble, pensée pour tenir dans la durée plutôt que pour éteindre un incendie après l'autre.

L'ANINF, la main technique de l'État numérique

Cette mission confirme le rôle que joue de plus en plus l'ANINF auprès des institutions publiques gabonaises : celui d'opérateur technique chargé de bâtir, pour le compte de l'État, une administration plus fiable et plus sécurisée. Après la CNAMGS, d'autres organismes publics pourraient suivre le même chemin d'audit et de mise à niveau.

Pour les assurés, la promesse est simple à formuler : des services numériques plus rapides, des données mieux protégées et, à terme, une caisse d'assurance maladie capable de répondre plus efficacement aux besoins de ses usagers, qu'ils vivent à Libreville, à Port-Gentil ou dans une préfecture de l'intérieur. La feuille de route est désormais posée ; place à sa mise en œuvre.

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