Société

Bac 2026 : 37 candidats inaptes ont composé en EPS dans le Sud

À Mouila et dans trois autres établissements de la Ngounié-Nyanga, des élèves dispensés de sport ont pu passer leur bac grâce à une épreuve écrite adaptée.

Les épreuves écrites d'Éducation physique et sportive (EPS) pour les candidats déclarés inaptes au baccalauréat 2026 se sont achevées samedi au lycée technique Nyonda Makita de Mouila. Trente-sept élèves de la zone académique Ngounié-Nyanga, répartis dans quatre établissements, ont ainsi pu composer malgré leur impossibilité de pratiquer le sport.

Entrée du lycée technique de Mouila lors d'une session d'examen du baccalauréat.
Le lycée technique Nyonda Makita de Mouila a accueilli les épreuves écrites d'EPS pour les candidats inaptes de la zone Ngounié-Nyanga.

Une session pensée pour ne laisser personne de côté

À Mouila, chef-lieu de la Ngounié, les couloirs du lycée technique Nyonda Makita ont accueilli, ce samedi, un public un peu particulier du baccalauréat 2026. Pas de survêtement ni de terrain de sport, mais des copies et des stylos : ici, ce sont les candidats déclarés inaptes à l'épreuve physique d'EPS qui ont planché.

Concrètement, ces élèves souffrent d'une condition médicale ou d'un handicap qui les empêche de réaliser les efforts physiques exigés lors de l'épreuve classique de sport. Plutôt que de les exclure d'une matière obligatoire, l'organisation du bac prévoit pour eux une épreuve écrite adaptée, qui leur permet de valider ce coefficient sans mettre leur santé en danger.

Trente-sept candidats, quatre établissements

Pour l'ensemble de la zone académique Ngounié-Nyanga, ils étaient 37 candidats inscrits à cette épreuve particulière, répartis dans quatre établissements techniques et agricoles de la région. Le lycée technique Nyonda Makita de Mouila en a accueilli 9, celui de Fougamou 3, le lycée agricole de Lébamba 12, et le lycée Alexandre Biangué de Tchibanga, dans la Nyanga voisine, 13.

Selon nos informations, tous les candidats inscrits ont effectivement pris part à cette épreuve, sans incident signalé. Un déroulement sans accroc qui confirme que le dispositif, souvent méconnu du grand public, fonctionne bien sur le terrain.

Ce que ça change pour les familles

Pour beaucoup de parents de la Ngounié et de la Nyanga, cette organisation reste discrète mais essentielle. Elle évite à un enfant en fauteuil, convalescent ou porteur d'une maladie chronique de voir son diplôme compromis à cause d'une seule épreuve physique qu'il ne peut pas passer comme les autres.

Les résultats de cette session d'EPS viendront s'ajouter aux autres notes du baccalauréat 2026, dont le calendrier se poursuit dans les prochaines semaines à travers le pays. Pour ces 37 jeunes du Sud, une étape de plus est désormais derrière eux.

À lire aussi

Bâtiments du campus universitaire de l'USTM à Franceville, au Gabon
Société

USTM : 700 millions FCFA débloqués pour payer les vacataires

Le gouvernement a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 700 millions de FCFA destinée au paiement des vacations à l'Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), à Franceville. Une bouffée d'air pour des enseignants qui attendaient cet argent, et un signal pour tout le campus à l'approche de la fin de l'année universitaire.

Bureau de poste aux volets fermés dans une rue de Koulamoutou.
Société

Koulamoutou : le patron de la Poste inspecte les bureaux fermés

Depuis le 12 juillet, Alfred Ikaka Bobe, directeur général de Poste SA, sillonne l'Ogooué-Lolo pour dresser l'état des lieux des bureaux de poste fermés. Une tournée de terrain qui pourrait annoncer la réouverture de guichets attendus par les habitants de Koulamoutou et des environs. Pour l'instant, aucune date n'a été fixée, mais le signal envoyé est clair.

Amphithéâtre d'une université gabonaise pendant un cours
Société

Enseignement supérieur : un audit détecte 1,6 milliard de FCFA d'écart sur les vacations

Un audit commandé sur la gestion des vacations dans l'enseignement supérieur a mis au jour un écart de **1,6 milliard de FCFA**. L'annonce a été faite ce lundi 13 juillet 2026 à Libreville par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation technologique, Charles Edgar Mombo. Un chiffre qui interroge, dans un secteur où les retards de paiement des enseignants vacataires nourrissent depuis longtemps la grogne dans les amphithéâtres.