Société

Bac technologique à Tchibanga : 121 candidats, zéro absent

Au lycée Alexandre-Bianguet, tous les élèves inscrits se sont présentés dès le premier jour des épreuves.

Ce lundi, le centre d'examen du lycée Alexandre-Bianguet, à Tchibanga, a ouvert ses portes pour le baccalauréat technologique et professionnel, session 2026. Sur les 121 candidats attendus, aucun ne manquait à l'appel : un taux de présence de 100 % qui en dit long sur la mobilisation des familles et des établissements de la Nyanga.

Candidats au baccalauréat assis dans une salle d'examen, en train de composer
Les épreuves du baccalauréat technologique et professionnel ont démarré ce lundi à Tchibanga, avec un taux de présence de 100 %.

Dans la cour du lycée Alexandre-Bianguet, chef-lieu de la Nyanga, l'ambiance était celle des grands jours d'examen : sacs sur le dos, dernières révisions griffonnées sur un coin de table, regards concentrés. Ce lundi marquait le lancement des épreuves écrites du baccalauréat technologique, aux côtés du baccalauréat professionnel.

Une salle d'examen sans absent

Sur les 121 candidats inscrits, tous ont répondu présents. Un chiffre rare pour un jour de bac, où les retards, les malaises ou les absences ne sont jamais totalement exclus. Ce taux de participation de 100 % traduit d'abord une organisation locale rodée, mais aussi l'engagement des familles qui, dans la Nyanga, ont mis un point d'honneur à ce que leurs enfants ne manquent pas ce rendez-vous décisif.

Les candidats se répartissent entre les séries technologiques industrielles et tertiaires, deux filières qui préparent à des métiers concrets, du génie industriel à la gestion, en passant par la comptabilité ou le secrétariat.

Le bac pro aussi dans la course

À Tchibanga, l'examen ne se limite pas au technologique. Le baccalauréat professionnel a démarré au même moment, avec la série Organisation et réalisation de gros œuvres, plus connue sous le sigle ORGO. Cette filière forme aux métiers du bâtiment et des travaux publics, un secteur où la demande de main-d'œuvre qualifiée reste forte dans les provinces de l'intérieur.

Pour beaucoup de ces candidats, ce diplôme n'est pas un simple sésame vers l'université : c'est souvent un ticket d'entrée direct vers un chantier, une entreprise locale, un premier emploi.

Ce que ça change pour la Nyanga

Un centre d'examen qui fonctionne sans accroc, des candidats tous présents dès le premier jour : la scène peut sembler ordinaire, mais elle ne l'est pas partout au Gabon, où l'éloignement de certains centres ou les difficultés de transport compliquent parfois la tâche des élèves des provinces.

À Tchibanga, la mobilisation a été totale. Reste maintenant à connaître les résultats, dans les semaines à venir, pour ces 121 jeunes qui ont franchi la première étape sans encombre.

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