Barrage de Booué : Paris signe, le chantier se rapproche
Un protocole signé à Paris entre le Gabon, EDF et GPC pose un jalon vers la construction du barrage hydroélectrique de Booué.
À Paris, l'État gabonais, EDF Power Solutions et Gabon Power Company ont paraphé un protocole d'engagement mutuel pour le projet hydroélectrique de Booué. Le document, signé en présence des présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron, confirme les partenaires du projet et fixe un cap. Pour les habitants du Moyen-Ogooué et d'ailleurs, c'est une étape de plus vers une promesse ancienne : moins de coupures d'électricité.

Un accord de plus, mais pas anodin
Le protocole signé à Paris n'est pas encore un contrat de construction. C'est un engagement mutuel qui acte le choix des partenaires appelés à porter le projet hydroélectrique de Booué, aux côtés de l'État gabonais. EDF Power Solutions, filiale du groupe énergétique français, et Gabon Power Company, société impliquée dans la production d'électricité au Gabon, sont désormais identifiés comme les têtes de pont de ce dossier.
La présence des présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron lors de la signature donne au texte un poids politique certain. Elle traduit une volonté affichée, côté gabonais comme côté français, de faire avancer un dossier resté longtemps à l'état de projet sur le papier.
Pourquoi Booué compte pour les Gabonais
Booué, dans le Moyen-Ogooué, est identifiée depuis des années comme un site à fort potentiel hydroélectrique. Le Gabon dispose d'un réseau hydrographique dense, mais une bonne partie de sa production électrique reste tributaire de centrales thermiques, plus coûteuses et plus polluantes. Un nouveau barrage viendrait renforcer l'offre nationale d'électricité, à un moment où de nombreux quartiers, à Libreville comme à l'intérieur du pays, connaissent encore des délestages récurrents.
Pour une famille de Booué ou de Lambaréné qui subit des coupures en pleine saison des pluies, ou pour un petit commerçant qui voit son groupe électrogène tourner plus que le compteur de la Société d'énergie et d'eau du Gabon, ce type de projet n'est pas une abstraction technique. C'est la promesse, si elle se concrétise, d'un courant plus stable et, à terme, d'une facture énergétique allégée pour le pays.
Ce qu'il faut attendre maintenant
Un protocole d'engagement fixe des orientations, pas un calendrier de travaux détaillé ni un financement bouclé. Les prochaines étapes attendues sont classiquement les études techniques et financières approfondies, puis la signature d'accords de mise en œuvre plus précis avant tout début de chantier.
Rien n'indique à ce stade une date de démarrage des travaux ni le montant définitif de l'investissement. Le Crieur suivra ce dossier et informera ses lecteurs dès que des engagements plus concrets, calendrier et financement à l'appui, seront rendus publics par les autorités gabonaises.
À lire aussi

Déchets urbains : le ministre de l’Intérieur reçoit un groupe international
Le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Adrien Nguema Mba, a reçu une délégation du groupe Jospong International Business. Au cœur des échanges : la gestion des déchets, un casse-tête quotidien pour des milliers de familles à Libreville, Port-Gentil ou Franceville.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a foulé mardi le sol ivoirien en compagnie de la Première Dame Zita Oligui Nguema. Objectif de ce déplacement : représenter le Gabon aux cérémonies du 66e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, célébrée chaque 7 août.
À la uneUniversités : le chef de l’État veut des campus à la hauteur du pays
Le Chef de l’État s’engage pour des campus universitaires à la hauteur des ambitions nationales, selon une annonce du ministère de l’Enseignement supérieur. Une déclaration qui remet l’état des infrastructures universitaires au cœur de l’agenda public, dans un pays où des générations d’étudiants dénoncent depuis longtemps l’état de leurs amphithéâtres et de leurs résidences.