Société

Béguë 4 : la route bloquée après un nouvel accident de grumiers

Une collision entre deux camions forestiers a mis le feu aux poudres dans ce village du Moyen-Ogooué.

À Béguë 4, près de Makouké, des habitants ont bloqué la route à l'aube vendredi. En cause : une collision entre deux grumiers qui a fait plusieurs blessés, sur une chaussée que les riverains disent dangereuse depuis longtemps.

Route non goudronnée et dégradée traversant un village gabonais, bordée de quelques habitations
La route reliant Makouké à Béguë 4, régulièrement fréquentée par les grumiers, est jugée dangereuse par les habitants.

Une route qui n'en finit pas de faire des victimes

À quelques kilomètres après Makouké, dans la zone du marché Mont-Bouët, le village de Béguë 4 s'est réveillé vendredi dans la colère. Des barricades ont surgi sur la voie publique dès l'aube, bloquant net la circulation des véhicules qui empruntent cet axe du Moyen-Ogooué.

À l'origine de la mobilisation, un accident survenu le même jour : deux grumiers appartenant à des compagnies forestières se sont percutés, faisant plusieurs blessés. Un choc de plus sur un tronçon que les habitants réclament depuis longtemps voir refaire.

Le trafic des grumiers, un danger quotidien

Ce n'est pas la première fois que la route traverse un drame de ce genre. Selon des témoins sur place, cet accident s'ajoute à une série d'incidents qui inquiètent la population, exposée au ballet incessant des camions chargés de bois qui traversent le village.

Pour des riverains qui vivent à quelques mètres de la chaussée, chaque passage de grumier est un risque. Nids-de-poule, virages mal éclairés, croisements dangereux : la route serait devenue, selon leurs témoignages, un point noir de la circulation dans cette partie du pays.

Un appel pressant aux autorités

En bloquant la voie, les habitants de Béguë 4 espèrent surtout une chose : que leur cri d'alerte remonte enfin jusqu'aux autorités compétentes. La sécurité des riverains et des usagers de cet axe reste, pour l'heure, suspendue à une intervention sur l'état de la chaussée.

Ce genre de mobilisation, souvent le seul moyen pour ces villages de se faire entendre, rappelle une réalité partagée par de nombreuses localités de l'intérieur : l'entretien routier reste un enjeu vital, pas seulement une question de confort. Tant que la route ne sera pas réhabilitée, le risque d'un nouvel accident, lui, continuera de rouler.

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