Société

Bourses au Maroc : le Gabon veut mieux préparer ses étudiants

Une délégation de l'Agence nationale des bourses du Gabon a rencontré des responsables marocains de la formation professionnelle pour resserrer les liens entre les deux pays.

Une mission de l'Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) s'est rendue à Casablanca pour discuter avec plusieurs acteurs de l'enseignement supérieur marocain. Objectif affiché : mieux accompagner les étudiants gabonais qui partent se former à l'étranger, notamment dans les filières professionnelles très demandées sur le marché de l'emploi.

Illustration symbolique de la coopération éducative entre le Gabon et le Maroc
La coopération entre le Gabon et le Maroc dans l'enseignement supérieur se renforce, avec un focus sur la formation professionnelle.

Casablanca, capitale économique du Maroc, a accueilli cette semaine une délégation gabonaise venue parler avenir. Conduite par Nono Oyanigui, directeur général adjoint de l'ANBG, la mission avait un but précis : consolider les partenariats existants avec les établissements marocains qui accueillent chaque année des étudiants gabonais.

Le Maroc n'est pas une destination anodine pour les jeunes Gabonais boursiers. Depuis plusieurs années, le royaume attire des étudiants venus d'Afrique subsaharienne, séduits par la proximité culturelle, le coût de la vie plus abordable qu'en Europe et la qualité reconnue de certaines filières, notamment techniques et professionnelles.

Une rencontre clé avec l'OFPPT

Le temps fort de ce déplacement a été la séance de travail avec Loubna Tricha, directrice générale de l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Cet organisme marocain forme des milliers de jeunes chaque année dans des métiers concrets : mécanique, hôtellerie, bâtiment, numérique.

La rencontre s'est tenue en présence du premier conseiller de l'ambassade du Gabon au Maroc, signe que la diplomatie gabonaise suit ce dossier de près. Pour les familles gabonaises qui voient leurs enfants partir étudier loin de Libreville ou de Port-Gentil, ce genre de démarche a un sens très concret : elle doit se traduire par un meilleur suivi, des filières mieux choisies, et in fine des diplômes qui ouvrent vraiment des portes à leur retour au pays.

Ce que ça change pour les étudiants gabonais

L'ANBG gère l'attribution et le suivi des bourses accordées aux étudiants gabonais partis se former à l'étranger. Renforcer les liens avec des structures comme l'OFPPT, c'est chercher à orienter davantage de jeunes vers des formations professionnelles qui répondent aux besoins réels du marché de l'emploi gabonais, plutôt que vers des filières déjà saturées.

C'est aussi, potentiellement, la promesse d'un accompagnement renforcé sur place : interlocuteurs identifiés, passerelles facilitées entre établissements, meilleure information sur les débouchés. Des détails qui, sur le terrain, comptent énormément pour un étudiant loin de sa famille.

Une coopération à suivre

Cette mission s'inscrit dans une coopération plus large entre Libreville et Rabat, qui ne date pas d'hier dans le domaine de l'enseignement supérieur. Il reste désormais à voir comment ces échanges se traduiront concrètement : nouveaux accords signés, quotas de bourses, filières privilégiées.

Le Crieur suivra les suites données à cette mission, notamment pour les familles gabonaises qui préparent, chaque année, le départ d'un enfant vers les bancs d'une université ou d'un centre de formation à l'étranger.

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