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Bruxelles : le Gabon fait entendre sa voix au sein de l'OEACP

Un ministre et un ambassadeur gabonais représentent le pays lors d'une réunion clé de l'organisation regroupant l'Afrique, les Caraïbes et le Pacifique.

Le Gabon a été présent le 15 juillet à Bruxelles lors des travaux du Bureau du Conseil des ministres de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). Le ministre délégué chargé du Budget, Marc Abeghe, et l'ambassadeur Régis Immongault, représentant permanent du Gabon auprès de cette organisation, ont porté la voix libreville dans cette instance. Une présence discrète mais qui compte, dans un cadre où se discutent les liens de coopération entre plusieurs dizaines de pays du Sud et l'Europe.

Bâtiment institutionnel à Bruxelles avec drapeaux de pays membres de l'OEACP
Bruxelles a accueilli le 15 juillet les travaux du Bureau du Conseil des ministres de l'OEACP.

Un rendez-vous diplomatique loin des projecteurs

Ce genre de réunion ne fait pas la une, mais elle pèse. Le 15 juillet, à Bruxelles, le Bureau du Conseil des ministres de l'OEACP s'est réuni pour avancer sur les dossiers courants de l'organisation. Le Gabon y était représenté par deux figures : Marc Abeghe, ministre délégué chargé du Budget, et Régis Immongault, ambassadeur et représentant permanent du pays auprès de cette institution.

L'OEACP, c'est l'héritière de l'ancien groupe ACP, ce cadre qui réunit près de 80 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique autour de leurs relations avec l'Union européenne. Coopération, commerce, financements de projets : c'est dans ce genre d'instance que se dessinent, en creux, des décisions qui finissent parfois par toucher au portefeuille des États membres, Gabon compris.

Pourquoi la présence d'un ministre du Budget interroge

Que Marc Abeghe, en charge du Budget, fasse le déplacement n'est pas anodin. Les arbitrages de l'OEACP touchent souvent à des instruments financiers et à des appuis budgétaires dont plusieurs pays africains bénéficient. Selon nos informations, sa présence à Bruxelles s'inscrit dans ce suivi rapproché des dossiers qui engagent les finances publiques du pays sur la scène internationale.

À ses côtés, l'ambassadeur Régis Immongault assure la continuité : représentant permanent du Gabon auprès de l'organisation, c'est lui qui porte au quotidien les intérêts du pays dans ces cénacles où se négocient, réunion après réunion, les termes d'une coopération qui dépasse largement les frontières nationales.

Ce que ça change concrètement

Pour le citoyen à Libreville, Port-Gentil ou Franceville, ce sommet bruxellois paraît lointain. Mais c'est précisément dans ces réunions techniques que se jouent des équilibres qui, plus tard, se traduisent par des financements, des appuis ou des positions communes défendues à l'international. Le Gabon, en maintenant sa présence à ce niveau, s'assure de ne pas rester spectateur d'un jeu diplomatique qui, in fine, peut peser sur ses marges de manœuvre budgétaires.

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