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Burkina Faso et Union africaine referment le dialogue sur le Sahel

Le président de la Commission de l'UA a rencontré la diplomatie burkinabè pour relancer la coopération avec l'AES.

À Ouagadougou, le chef de la diplomatie burkinabè et le président de la Commission de l'Union africaine ont passé plus de deux heures à évoquer l'avenir des relations entre l'organisation continentale et le Burkina Faso. Un échange qui, selon nos informations, a aussi porté sur les liens entre l'UA et la Confédération des États du Sahel.

Deux responsables en costume se serrant la main lors d'une rencontre diplomatique officielle
Le président de la Commission de l'Union africaine a rencontré la diplomatie burkinabè pour évoquer les relations avec l'AES.

Un tête-à-tête de deux heures à Ouagadougou

C'était mercredi, en marge d'une visite officielle. Le président de la Commission de l'Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, s'est entretenu avec le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Au menu : l'état des relations entre Ouagadougou et l'organisation continentale, dans un contexte où le Burkina Faso a pris ses distances avec plusieurs mécanismes classiques de l'UA depuis la formation de l'Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe aussi le Mali et le Niger.

Selon des informations concordantes, la discussion a duré plus de deux heures — un signe, souvent lu comme la volonté des deux parties de ne pas laisser le dialogue se refroidir complètement, même si les positions restent éloignées sur certains sujets, notamment la gouvernance de transition.

Ce que ça signifie pour l'unité africaine

L'AES s'est construite en partie en réaction à ce que ses dirigeants jugent être une UA trop alignée sur les schémas occidentaux de gestion des crises sécuritaires. Que Bamako, Ouagadougou et Niamey continuent malgré tout à échanger avec Addis-Abeba, siège de la Commission, n'est pas un détail : cela laisse une porte ouverte à une réconciliation institutionnelle, même partielle.

Pour des pays comme le Gabon, membre de l'UA et attaché à la stabilité régionale, ce genre de rapprochement compte. Une Afrique de l'Ouest fracturée entre blocs rivaux complique la coopération continentale sur le commerce, la sécurité ou la libre circulation — des dossiers qui, à terme, concernent tous les États membres, y compris ceux d'Afrique centrale.

Prudence de mise

L'information provient à ce stade d'une seule source, ce qui invite à la prudence sur les détails précis de l'échange et sur ses suites concrètes. Aucune déclaration officielle commune n'a pour l'instant confirmé le contenu exact des discussions ni annoncé de calendrier de suivi. Il faudra attendre d'éventuelles communications officielles de l'UA ou des autorités burkinabè pour savoir si cette rencontre débouche sur des actes.

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