Bus SOGATRA-TRANSURB : la fusion qui ne supprimera aucun emploi
La nouvelle Compagnie Nationale de Transport promet de garder tous les agents des deux anciennes sociétés à bord.
SOGATRA et TRANSURB n'existent plus en tant que telles : elles fusionnent pour donner naissance à la Compagnie Nationale de Transport (CNT). Derrière ce sigle qui remplace deux noms familiers aux usagers gabonais, une promesse forte : pas un seul emploi supprimé. Voici ce que ce changement signifie concrètement pour les chauffeurs, les receveurs et les milliers de passagers qui prennent le bus chaque jour à Libreville et dans le pays.

Pour des milliers de familles gabonaises, SOGATRA et TRANSURB, c'était le bus du matin, celui qui mène au travail ou à l'école. Ces deux noms disparaissent aujourd'hui au profit d'une seule entité : la Compagnie Nationale de Transport (CNT). Un changement de sigle, mais surtout un changement d'échelle, voulu par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui souhaite un opérateur public "plus performant, plus robuste et économiquement viable".
Pourquoi fusionner deux sociétés qui existaient déjà
L'idée n'est pas de faire des économies sur le dos du personnel, mais de mutualiser les ressources de deux structures qui, chacune de leur côté, avaient du mal à tenir la cadence face à la demande de transport dans la capitale et ailleurs. Bus vieillissants, lignes mal desservies, finances fragiles : le constat était connu de tous ceux qui attendent parfois de longues minutes à un arrêt.
En regroupant les moyens humains et matériels de SOGATRA et de TRANSURB, l'objectif affiché est clair : améliorer le service rendu aux usagers et donner à l'État un outil capable de durer, sans dépendre en permanence de subventions de secours.
La question qui inquiète : et les emplois ?
C'est la question que tout agent se pose quand deux entreprises fusionnent. La réponse donnée depuis le début du processus n'a pas changé : l'ensemble des agents des deux sociétés sera intégré dans la nouvelle entité. Ni licenciement massif, ni tri entre "anciens de SOGATRA" et "anciens de TRANSURB".
Les autorités insistent sur ce point : la CNT a été pensée comme un instrument de modernisation, pas comme un prétexte pour réduire les effectifs. Le savoir-faire des chauffeurs et receveurs des deux maisons est présenté comme un atout, pas un problème à régler.
Ce que ça change pour les Gabonais qui prennent le bus
Pour l'usager du quotidien, la promesse se mesure à l'arrêt de bus : des lignes mieux organisées, une flotte gérée par une seule structure et, à terme, une régularité que ni SOGATRA ni TRANSURB ne pouvaient garantir séparément. Reste à transformer l'annonce en réalité sur le terrain, dans les mois qui viennent, avec le lancement effectif des activités de la CNT.
Côté personnel, le message est celui de la continuité et du dialogue : les droits acquis doivent être préservés, et la transition se fera, selon les engagements pris, sans brutalité sociale. Un point que les syndicats et les agents concernés ne manqueront pas de surveiller de près, comme toute promesse de ce genre méritant d'être suivie dans le temps.
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