Société

Deuxième arrondissement : le maire déclare la guerre aux ordures

À Libreville, Richard Obiang Ava réunit tous les acteurs de la propreté pour remettre de l'ordre dans la collecte des déchets.

Dans le deuxième arrondissement de Libreville, la tolérance envers les dépôts sauvages et les rues jonchées d'immondices touche à sa fin. Le maire Richard Obiang Ava a réuni l'ensemble des acteurs de la chaîne des déchets pour lancer une gestion plus stricte et plus responsable de la salubrité publique.

Agents municipaux collectant des déchets dans une rue de Libreville
Le deuxième arrondissement de Libreville engage une nouvelle organisation de la collecte des déchets.

Les quartiers du deuxième arrondissement connaissent, comme beaucoup d'autres à Libreville, ce problème récurrent : bacs qui débordent, sachets plastiques accrochés aux caniveaux, odeurs qui s'installent aux abords des marchés. Une réalité que vivent au quotidien les habitants, entre les embouteillages et la chaleur moite de la capitale.

Un rendez-vous pour poser les règles

Entouré de ses deux adjoints, le maire Richard Obiang Ava a convoqué l'ensemble des acteurs de la chaîne des déchets : collecteurs, agents municipaux et responsables de quartier. L'objectif affiché est clair, en finir avec le laisser-aller et fixer des règles précises de collecte et de traitement des ordures dans l'arrondissement.

Cette initiative s'inscrit dans une orientation nationale. Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fait de la salubrité publique une priorité, et les mairies sont désormais appelées à traduire cette volonté en actions concrètes sur le terrain, arrondissement par arrondissement.

Ce que ça change pour les habitants

Pour les riverains, la promesse tient en peu de mots, moins de dépôts sauvages, une collecte plus régulière et des rues plus praticables. Reste que ces annonces devront se mesurer aux résultats sur le terrain, dans les prochaines semaines, quand les nouvelles règles commenceront à s'appliquer réellement dans les rues du deuxième arrondissement.

La mairie n'a pas encore communiqué de calendrier précis ni de mécanisme de suivi public. Les habitants, eux, attendent surtout de voir les bacs vidés à temps et les points noirs identifiés, disparaître peu à peu du paysage urbain.

Une chaîne à remettre d'aplomb

En associant directement les acteurs de la collecte à la réflexion, le maire semble vouloir éviter l'écueil classique des décisions prises depuis un bureau, sans lien avec les réalités du terrain. Reste à savoir si cette mobilisation se traduira par des moyens supplémentaires, pour les agents comme pour le matériel de collecte, condition souvent décisive pour qu'une politique de propreté tienne dans la durée.

À lire aussi