Société

Dix femmes de Mouila marchent 500 km jusqu'à Libreville

Parties du carrefour Ndendé, elles veulent porter les difficultés de l'arrière-pays jusqu'au Président.

Elles sont dix, membres de l'Association des femmes braves de Mouila, et elles ont pris la route à pied pour rallier Libreville. Près de 500 kilomètres séparent leur point de départ, le carrefour Ndendé, de la capitale. Leur but : rencontrer le président Brice Oligui Nguema et lui exposer, de vive voix, le quotidien des populations de l'arrière-pays.

Des femmes marchant sur une route de campagne au Gabon
Dix femmes de l'Association des femmes braves de Mouila ont entamé une marche de près de 500 km vers Libreville.

Un pas après l'autre, depuis Mouila

Le départ s'est fait discrètement, au carrefour Ndendé, dans le premier arrondissement de Mouila. Dix femmes, réunies au sein de l'Association des femmes braves de Mouila, ont chaussé leurs souliers de marche pour un périple hors norme : près de 500 kilomètres à parcourir jusqu'à Libreville.

Ce n'est pas une simple promenade revendicative. C'est une marche d'endurance, sur des routes où le bitume cède parfois la place à la latérite, où les villages s'égrènent au fil des heures. Chaque kilomètre avalé raconte, à sa façon, l'éloignement de ces localités vis-à-vis des centres de décision.

Porter la voix de l'arrière-pays

Selon les informations disponibles, ces femmes veulent alerter sur les difficultés vécues par les populations de l'intérieur du pays : accès aux soins, aux routes, aux services de base. Leur démarche s'inscrit dans une volonté simple mais forte, celle de se faire entendre directement, sans intermédiaire, auprès du président Brice Oligui Nguema.

À Mouila comme dans le Sud du Gabon, ce genre d'initiative résonne particulièrement. Les provinces éloignées de la capitale réclament depuis longtemps une attention plus soutenue sur les infrastructures et les conditions de vie quotidiennes. Cette marche, par son ampleur physique, cherche à traduire en actes ce que les mots peinent parfois à transmettre.

Ce que cette marche peut changer

Pour l'instant, une seule chose est certaine : dix femmes ont pris la route, portées par l'espoir d'être reçues et écoutées. L'issue de leur démarche — audience, réponse officielle, suite concrète — reste à confirmer dans les prochains jours.

Ce périple rappelle, à sa manière, que la parole des citoyens de l'arrière-pays continue de chercher son chemin jusqu'à Libreville. Reste à voir si cette marche, aussi symbolique que physique, trouvera une oreille attentive au sommet de l'État.

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