Eau, électricité, agriculture : Oligui Nguema recadre les priorités avec la BAD
Le Chef de l'État a reçu le Président de la Banque africaine de développement pour exiger des résultats concrets sur les robinets, les compteurs et les champs.
Le Président de la République a reçu en audience le Docteur Sidi Ould Tah, Président de la Banque africaine de développement. Au menu des discussions : recentrer les financements de l'institution sur l'accès à l'eau, à l'électricité et le développement de l'agriculture, avec un message clair du Chef de l'État, celui de transformer les milliards déjà engagés en résultats palpables pour les Gabonais.

Ce n'était pas une audience protocolaire de plus. Reçu au palais par Brice Clotaire Oligui Nguema, le Docteur Sidi Ould Tah, Président de la Banque africaine de développement, accompagné du Représentant résident de l'institution au Gabon, Nouredine Kane Dia, a entendu un message limpide : la coopération, oui, mais avec des effets visibles dans le quotidien des familles.
Le portefeuille passé au crible
Les deux hommes ont d'abord fait le point sur l'état du portefeuille de la BAD au Gabon, c'est-à-dire l'ensemble des projets déjà financés ou en cours d'exécution dans le pays. Un exercice de vérité utile : savoir où en sont les chantiers engagés avant d'en ouvrir de nouveaux.
C'est sur cette base que le Chef de l'État a fixé ses priorités. L'eau potable, l'électricité et le développement de l'agriculture, notamment la filière avicole, ont été placés au centre des échanges. Trois secteurs qui touchent directement la vie de millions de Gabonais, du robinet qui coule à Libreville au poulailler qui pourrait faire vivre une famille à l'intérieur du pays.
Des financements pour des résultats, pas pour des rapports
Le message porté par le Président de la République est sans ambiguïté : les fonds mobilisés par la BAD doivent se traduire par des infrastructures qui fonctionnent et des services qui changent la vie des gens, pas seulement par des lignes budgétaires exécutées sur le papier. C'est cette exigence de résultats visibles qui a guidé la rencontre.
Pour la Banque africaine de développement, cette clarification des attentes gabonaises permet de calibrer ses futurs engagements sur des projets à impact direct. Un recentrage qui concerne aussi bien les grands réseaux d'adduction d'eau que les lignes électriques rurales, sans oublier l'appui à une agriculture capable de nourrir le pays et de créer des emplois.
Ce que cela change concrètement
Cette audience s'inscrit dans un calendrier chargé : elle intervient au moment où le Gabon lance ses festivités commémoratives de l'Indépendance, avec un hommage rendu par le Chef de l'État au Président Léon Mba. Un symbole qui n'est pas anodin, celui d'une souveraineté qui se construit aussi par l'accès aux services essentiels.
Pour les Gabonais, la suite se mesurera aux robinets qui coulent, aux compteurs électriques qui tournent et aux exploitations agricoles qui sortent de terre. La Banque africaine de développement, elle, a désormais une feuille de route claire, fixée directement par le sommet de l'État.
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