Société

Ex-agents de la Sogatra en grève pour leurs salaires impayés

Réunis en assemblée générale à Libreville, les anciens employés de la Sogatra réclament leur dû et s'inquiètent du flou entourant la fusion avec Trans'Urb.

La colère gronde chez les ex-agents de la Sogatra, absorbés depuis plusieurs années dans la Compagnie nationale de transport (CNT). Réunis en assemblée générale ce vendredi 17 juillet à leur base de Libreville, ils dénoncent des salaires impayés et exigent des explications sur le sort réel de leur intégration à Trans'Urb. Un mouvement qui, si les revendications se confirment, pourrait perturber le transport urbain dans les jours à venir.

Une colère qui couvait depuis longtemps

Ce vendredi, l'ambiance était électrique à la base de la Compagnie nationale de transport, à Libreville. Les anciens salariés de la Sogatra, l'ex-société de transport public dissoute il y a plusieurs années, se sont réunis en assemblée générale pour faire entendre leur voix. Au cœur de leur colère : des salaires qui ne tombent plus, ou plus dans les délais, selon les échos recueillis sur place.

Ces travailleurs, souvent en poste depuis de longues années, disent ne plus comprendre leur propre situation administrative. Beaucoup s'interrogent sur leur statut exact au sein de la CNT, la structure censée avoir repris les activités de la défunte Sogatra.

Le flou autour de la fusion avec Trans'Urb

Au-delà de la question salariale, c'est surtout l'incertitude qui pèse sur les esprits. Les agents évoquent un flou persistant concernant l'articulation entre la CNT et Trans'Urb, l'autre opérateur de transport urbain de la capitale. Fusion, absorption, simple partenariat ? Sur ce point précis, aucune communication claire n'a pour l'instant permis d'y voir clair, ni pour les salariés ni pour le grand public.

Cette zone d'ombre nourrit l'inquiétude : sans visibilité sur l'organisation future, difficile pour ces travailleurs de savoir s'ils garderont leur emploi, leurs droits acquis, ou même leur ancienneté. C'est cette incertitude, autant que l'impayé salarial, qui semble avoir mis le feu aux poudres ce vendredi.

Ce que ça change pour les usagers

Pour l'heure, les informations sur cette mobilisation restent à confirmer et méritent d'être suivies avec prudence, une seule source ayant fait état de cette assemblée générale. Mais si le mouvement venait à se durcir, c'est bien le transport en commun à Libreville qui pourrait en pâtir, dans une ville où les bus publics restent une bouée pour des milliers d'usagers sans voiture.

Reste à savoir si la direction de la CNT apportera rapidement des réponses concrètes, aussi bien sur les arriérés de salaire que sur l'avenir institutionnel de la structure. Les agents, eux, attendent des actes plus que des promesses.

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