Société

Fini les dossiers papier à l'hôpital sino-gabonais

À Libreville, le dossier médical passe enfin sur écran, pas sur papier volant.

L'Hôpital de la Coopération Sino-Gabonaise a basculé ce lundi 13 juillet 2026 vers eGabon SIS, une plateforme numérique censée fluidifier la prise en charge des patients. L'établissement fait partie des premières structures pilotes retenues pour ce virage numérique de la santé au Gabon.

Vue de l'accueil d'un hôpital gabonais avec du matériel informatique
L'Hôpital de la Coopération Sino-Gabonaise, à Libreville, fait partie des structures pilotes du projet eGabon SIS.

Ceux qui ont déjà fait la queue avec un dossier médical sous le bras, cherché une feuille égarée entre deux services, ou répété trois fois la même information à trois guichets différents, savent ce que ça coûte en temps et en nerfs. C'est précisément ce genre de tracas quotidien que l'Hôpital de la Coopération Sino-Gabonaise entend réduire avec le lancement de la plateforme eGabon SIS.

Un hôpital pilote pour tester le système

Cette structure sanitaire de Libreville, connue pour son partenariat historique avec la Chine, a été choisie parmi les premiers établissements à expérimenter ce système d'information sanitaire numérisé. Concrètement, il s'agit de remplacer les dossiers papier et les registres manuels par une gestion informatisée des données des patients.

Pour les familles qui fréquentent cet hôpital, souvent pour des consultations de routine ou des urgences, la promesse est simple : moins d'attente, moins de paperasse perdue, et un suivi médical qui ne dépend plus d'un classeur qu'on égare ou qu'on abîme. La transition est désormais amorcée, même si son déploiement complet prendra du temps.

Ce que ça change pour les patients

Un dossier numérique, c'est aussi la possibilité qu'un médecin retrouve l'historique d'un malade sans attendre qu'on retrouve la bonne pochette au fond d'une armoire. Pour un pays où les structures de santé peinent parfois à se coordonner entre elles, chaque avancée de ce type compte.

Reste à voir comment ce projet pilote se déploiera dans la durée, et surtout s'il pourra, demain, s'étendre à d'autres hôpitaux du pays. Pour l'instant, c'est à Libreville que se joue ce premier test grandeur réelle d'une santé plus connectée — et l'on saura assez vite si la promesse tient face au quotidien parfois compliqué des services hospitaliers gabonais.

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