Économie

Industrialisation : un parti presse le gouvernement de passer aux actes

Le Rassemblement pour la patrie et la modernité demande que les engagements pris à Paris se traduisent enfin sur le terrain.

Après la visite d'État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France, du 19 au 22 juillet, le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) hausse le ton. Le parti salue les retombées annoncées de ce déplacement mais réclame désormais des actes concrets pour l'industrialisation du pays. Un appel qui résonne particulièrement pour les Gabonais qui attendent des emplois industriels, pas seulement des promesses de sommet.

Installations industrielles au Gabon en activité
L'industrialisation reste un chantier suivi de près par les acteurs politiques gabonais.

Ce que réclame le RPM

Dans une déclaration relayée cette semaine, le RPM salue les résultats affichés de la visite d'État effectuée en France par le chef de l'État, du 19 au 22 juillet. Le parti reconnaît l'importance de ces échanges pour l'image économique du Gabon à l'international. Mais il ne s'arrête pas aux félicitations : il demande au gouvernement d'accélérer la mise en œuvre concrète des engagements pris à cette occasion.

Selon nos informations, le message du RPM vise avant tout la traduction opérationnelle de ces annonces diplomatiques. Un déplacement présidentiel réussi ne vaut, pour ce parti, que s'il débouche sur des usines qui tournent, des emplois créés et des filières locales renforcées.

Pourquoi ça compte pour les Gabonais

L'industrialisation revient sans cesse dans le débat public parce qu'elle touche au quotidien de milliers de familles : transformer le bois, le manganèse ou les produits agricoles sur place plutôt que de les exporter bruts, c'est autant de valeur ajoutée et d'emplois qui pourraient rester au pays. À Libreville comme à Owendo ou Franceville, beaucoup attendent que ces grands accords se traduisent par des chantiers visibles et des recrutements locaux.

C'est précisément ce décalage, souvent constaté entre les annonces de partenariats internationaux et leur exécution sur le terrain, que le RPM pointe du doigt. Le parti ne conteste pas la démarche diplomatique du président de la République, il en demande le prolongement.

Et maintenant ?

Aucune réaction officielle du gouvernement n'a pour l'instant été rendue publique face à cet appel. La balle est dans le camp de l'exécutif, à qui il revient de préciser un calendrier de mise en œuvre des engagements évoqués lors du séjour parisien.

Pour les citoyens, l'enjeu est simple : voir, dans les mois qui viennent, si ces promesses de coopération se transforment en investissements identifiables, en zones industrielles actives ou en créations d'emplois mesurables. C'est à cette aune, plus qu'aux discours, que l'opinion jugera la portée réelle de la visite d'État.

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