Société

Insécurité au Gabon : la gendarmerie planche sur des solutions concrètes

À Libreville, officiers et ministre de la Défense ont planché quatre jours durant sur la montée de l'insécurité et les moyens d'y répondre.

La conférence annuelle des officiers de la Gendarmerie nationale s'est achevée ce lundi à Libreville. Sous le thème de l'« insécurité galopante », les participants ont tenté de comprendre pourquoi le sentiment d'insécurité progresse dans le pays et d'esquisser des pistes pour y remédier. Un rendez-vous suivi de près par la hiérarchie militaire, avec la présence de la ministre de la Défense, Brigitte Onkanowa.

Officiers de gendarmerie gabonaise réunis en conférence à Libreville
La conférence annuelle des officiers de la Gendarmerie nationale s'est tenue à Libreville autour du thème de l'insécurité.

Dans une salle de Libreville, des dizaines d'officiers de la Gendarmerie nationale ont refermé, ce lundi 13 juillet, leur conférence annuelle. Un rendez-vous institutionnel qui passe souvent inaperçu du grand public, mais dont le thème choisi cette année dit tout de l'urgence perçue en interne : « Insécurité galopante au Gabon : diagnostic de la situation et esquisse de pistes de solutions ».

Pour beaucoup de Gabonais, dans les quartiers de Libreville, Port-Gentil ou Franceville, le mot « insécurité » ne relève pas de l'abstraction. C'est le portable arraché à un arrêt de taxi, le domicile visité en pleine nuit, ou simplement cette impression, de plus en plus partagée, qu'on rentre chez soi plus tôt qu'avant. C'est précisément cette réalité vécue que les officiers ont tenté de mettre en équation.

Un diagnostic avant les solutions

Selon les informations disponibles, les travaux ont permis aux officiers d'analyser l'évolution de la situation sécuritaire nationale et d'identifier les principaux facteurs qui favorisent l'insécurité. La démarche est classique mais nécessaire : on ne corrige pas un problème qu'on n'a pas nommé.

La présence de la ministre d'État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, aux côtés de plusieurs hauts responsables des forces de défense et de sécurité, donne à cette clôture un poids particulier. Ce n'est pas un simple séminaire de routine : c'est un signal envoyé à la chaîne de commandement, jusqu'aux brigades de quartier.

Des recommandations, et maintenant ?

La conférence a débouché sur des recommandations destinées à — selon la formulation retenue — améliorer la réponse sécuritaire sur le terrain. À ce stade, le détail précis de ces pistes n'a pas été rendu public, et il serait prématuré d'en présumer le contenu ou les délais d'application.

C'est là que se situe, pour les habitants, la vraie question : un diagnostic partagé entre officiers ne change rien tant qu'il ne se traduit pas par plus de patrouilles, une meilleure réactivité des brigades, ou des moyens supplémentaires sur le terrain. Le Crieur suivra la mise en œuvre concrète de ces recommandations dans les prochaines semaines.

Ce que ça change pour les Gabonais

Pour l'instant, rien de tangible n'a encore changé dans les rues. Mais le simple fait que l'institution reconnaisse, dans le thème même de sa conférence, une « insécurité galopante », est en soi une reconnaissance officielle d'un ressenti largement partagé par la population.

Reste à savoir si les recommandations formulées se traduiront par des actes visibles : renforcement des effectifs dans certains quartiers sensibles, meilleure coordination entre police et gendarmerie, ou campagnes de prévention. Les prochains mois diront si ce rendez-vous annuel aura été suivi d'effets concrets pour les riverains.

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