Société

Jeunesse gabonaise : le cabinet AILA veut arrêter d'empiler les plans

Dans une note publiée ce 30 juillet, le cabinet AILA affirme que le Gabon n'a pas besoin de nouvelles études sur sa jeunesse, mais d'une vraie capacité à agir.

Le Gabon croule sous les diagnostics sur sa jeunesse, mais peine à les transformer en résultats concrets. C'est le constat que dresse le cabinet de conseil stratégique AILA dans une note publiée jeudi 30 juillet, intitulée sans détour Jeunesse gabonaise : l'art de planifier sans exécuter. Son message tient en une phrase : le pays sait où il veut aller, il ne sait pas encore comment y arriver.

Groupe de jeunes gabonais devant un bâtiment public au Gabon
Pour de nombreux jeunes Gabonais, l'enjeu n'est plus le manque de plans, mais leur mise en œuvre concrète sur le terrain.

Un pays qui planifie, mais qui n'exécute pas

Le constat d'AILA surprendra peu de familles gabonaises confrontées, année après année, aux mêmes difficultés d'insertion pour leurs enfants. Le cabinet le formule clairement : le Gabon ne manque ni d'études, ni de stratégies pour sa jeunesse. Des diagnostics, il en existe. Des plans, aussi. Le vrai problème, selon la note, se situe entre l'écriture d'un document et sa mise en œuvre sur le terrain.

AILA a passé au crible les politiques publiques dédiées aux jeunes pour comprendre pourquoi les bonnes intentions finissent trop souvent au fond d'un tiroir. Le cabinet parle d'un écart persistant entre la planification et l'exécution, un fossé qui touche directement la vie quotidienne des jeunes Gabonais : accès à la formation, à un premier emploi, à un accompagnement concret pour lancer une activité.

Sept réformes pour passer à l'action

Face à ce diagnostic, la note ne se contente pas de pointer les failles : elle propose sept réformes destinées à faire basculer les politiques de jeunesse de la théorie vers la pratique. L'idée centrale défendue par AILA est simple à comprendre pour n'importe quel foyer gabonais : il ne s'agit plus de rédiger un nouveau plan, mais de doter les institutions existantes des moyens et des mécanismes de suivi qui leur permettront enfin de livrer des résultats mesurables.

Pour les familles de Libreville, de Port-Gentil ou de Franceville qui voient leurs enfants sortir diplômés sans perspective immédiate, cette question de l'exécution n'a rien d'abstrait. Elle se traduit très concrètement par des délais de recrutement, des dispositifs d'aide à l'insertion qui tardent à se déployer, ou des programmes de formation qui restent annoncés plus longtemps qu'ils ne sont réellement accessibles.

Ce que cela change concrètement

En posant ce diagnostic, AILA invite les pouvoirs publics à changer de méthode plutôt que de multiplier les annonces. Si les recommandations du cabinet trouvent un écho, la prochaine étape attendue par les jeunes et leurs familles sera très concrète : des dispositifs déjà validés sur le papier, enfin visibles dans les quartiers, les centres de formation et les bureaux de placement. C'est cette traduction sur le terrain, plus que l'ajout d'une nouvelle stratégie, que la note d'AILA appelle désormais de ses vœux.

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