Société

Justice 2032 : Libreville pose les bases d'une réforme à cinq ans

Magistrats, universitaires et parlementaires planchent ce mardi à Libreville sur la future loi qui doit dessiner la justice gabonaise jusqu'en 2032.

Un séminaire national s'ouvre ce mardi à l'École nationale de la magistrature de Libreville pour préparer la loi de programmation quinquennale de la justice 2027-2032. Autour du thème Quelle justice pour 2032, magistrats, parlementaires, universitaires et anciens ministres de la Justice vont définir ensemble les priorités d'une institution que beaucoup de Gabonais jugent encore trop lente et trop lointaine.

Salle de conférence avec des officiels à la tribune lors de l'ouverture d'un séminaire sur la justice au Gabon
Ouverture du séminaire sur la loi de programmation de la justice 2027-2032 à l'École nationale de la magistrature de Libreville.

À l'École nationale de la magistrature, l'ambiance est studieuse mais l'enjeu, lui, concerne tous les foyers du pays. Ce mardi, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a ouvert les travaux d'un séminaire chargé de poser les fondations d'une loi appelée à réformer la justice gabonaise pour les cinq prochaines années.

Autour de la table, pas seulement des juges. On trouve aussi des parlementaires, des universitaires, d'anciens ministres de la Justice et des représentants des professions libérales de la chaîne judiciaire, avocats, huissiers, notaires. Une manière d'associer, dès la conception, ceux qui vivent la justice au quotidien, sur les bancs des tribunaux comme dans les cabinets.

Une feuille de route qui vient de plus haut

Cette démarche n'est pas partie de nulle part. Elle répond à une feuille de route confiée le 5 janvier 2026 par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane. La veille du séminaire, ce dernier avait rappelé sur un plateau de télévision la volonté du gouvernement de construire une justice plus efficace par une démarche participative.

Concrètement, il s'agit de faire émerger, d'ici la fin des travaux, des propositions concrètes pour un projet de loi quinquennale. L'objectif affiché : une justice indépendante, plus rapide et plus accessible.

Ce que ça change concrètement pour les justiciables

Derrière les mots savants, une question simple traverse les débats : comment réduire les délais qui découragent tant de citoyens à porter plainte ou à faire valoir leurs droits ? Les participants doivent identifier les investissements et les réformes structurelles nécessaires pour y parvenir.

Parmi les axes annoncés figurent le renforcement des capacités des juridictions, l'amélioration de la qualité des décisions rendues et la consolidation de l'indépendance du pouvoir judiciaire. Autant de chantiers qui, si la loi voit le jour comme prévu, pourraient se traduire d'ici 2027 par des tribunaux mieux équipés et des procédures plus rapides, de Libreville à Franceville en passant par Oyem.

Les conclusions de ce séminaire serviront de socle à la rédaction du texte définitif, qui devra encore passer par les étapes gouvernementales et parlementaires avant d'entrer en vigueur.

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