Société

L'école gabonaise veut enfin former pour de vrais emplois

Le gouvernement lance les assises de l'école des compétences pour que diplômes riment enfin avec embauche.

Trop de jeunes diplômés gabonais galèrent à trouver du travail, pendant que des secteurs entiers manquent de bras qualifiés. Le gouvernement veut s'attaquer à ce paradoxe avec un chantier baptisé l'école des compétences, censé rapprocher ce qu'on apprend en classe de ce qu'on cherche vraiment sur le marché du travail.

Réunion gouvernementale sur l'éducation et l'emploi au Gabon
Le comité interministériel sur le capital humain a lancé les travaux préparatoires de l'école des compétences.

Un comité pour poser les bases

Le comité interministériel sectoriel dédié au capital humain s'est réuni autour du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Objectif de cette première rencontre : lancer officiellement les grandes assises nationales de l'école des compétences, un chantier qui doit repenser la manière dont le Gabon forme sa jeunesse.

L'idée derrière ce nom un peu technique est simple à comprendre pour n'importe quel parent de Libreville, Port-Gentil ou Oyem : arrêter de former des jeunes pour des métiers qui n'existent plus, et commencer à les préparer aux emplois réellement disponibles ou en devenir. Combien de familles ont vu leur enfant décrocher un diplôme, puis attendre des mois, parfois des années, avant de trouver un emploi correspondant à sa formation ? C'est précisément ce décalage que le gouvernement dit vouloir combler.

Ce que ça change concrètement

Selon les informations disponibles, ces assises doivent servir de cadre pour transformer en profondeur le système éducatif gabonais. L'ambition affichée est double : donner aux jeunes des compétences qui débouchent réellement sur un emploi, et accompagner le développement économique du pays en fournissant aux entreprises la main-d'œuvre qualifiée dont elles ont besoin.

Pour l'instant, le comité interministériel n'a fait que poser les premiers jalons. Aucun calendrier précis ni détail sur les filières concernées n'a encore été communiqué. La suite du processus, notamment la tenue effective des grandes assises nationales, sera à surveiller dans les prochaines semaines.

Une attente forte sur le terrain

Dans les quartiers populaires comme dans les familles de la classe moyenne, le chômage des jeunes diplômés reste une préoccupation quotidienne. Beaucoup de parents investissent des années d'économies dans la scolarité de leurs enfants, espérant un retour sur cet effort. Si ce chantier tient ses promesses, il pourrait redonner du sens à cette équation trop souvent déséquilibrée entre formation et embauche.

Reste à savoir comment ce projet se traduira concrètement dans les salles de classe, les centres de formation professionnelle et, surtout, dans les entreprises censées accueillir ces nouveaux profils. Le Crieur suivra l'évolution de ce dossier qui touche directement l'avenir de milliers de jeunes Gabonais.

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