Société

La marche des Femmes Braves stoppée après seulement 27 kilomètres

Parties à pied de Mouila pour rallier Libreville, distante de 500 kilomètres, un groupe de femmes a vu son initiative interrompue par les autorités locales.

Elles avaient pris la route à pied, déterminées à parcourir les 500 kilomètres séparant Mouila de Libreville. Leur marche, portée par un collectif se présentant comme les Femmes Braves, s'est arrêtée net après seulement 27 kilomètres. En cause : une décision administrative invoquant des raisons de sécurité.

Vue d'une route nationale gabonaise bordée de végétation, dans la province de la Ngounié.
La route entre Mouila et Libreville, un trajet de près de 500 kilomètres que le collectif espérait parcourir à pied.

Une marche stoppée aux portes de la Ngounié

Elles marchaient depuis Mouila, sac au dos, résolues à rejoindre Libreville par la route. Un défi physique autant que symbolique pour ces femmes regroupées sous le nom de Femmes Braves. Mais l'aventure s'est achevée bien avant les premiers grands axes, à peine 27 kilomètres après le départ, selon les informations recueillies localement.

Le motif exact qui poussait ces marcheuses à vouloir gagner la capitale sur près de 500 kilomètres n'a pas été précisé avec certitude à ce stade. Ce qui est établi, en revanche, c'est l'intervention rapide de l'administration territoriale pour mettre un terme au rassemblement.

L'intervention du préfet de la Douya-Onoye

Selon nos informations, c'est Alphonse Ndemé, préfet du département de la Douya-Onoye et assurant l'intérim de la gouvernance de la Ngounié, qui a ordonné l'arrêt de la marche. Il aurait agi sous les directives du ministère de l'Intérieur, en invoquant des motifs de sécurité publique et la nécessité de respecter le cadre réglementaire encadrant les rassemblements sur la voie publique.

Au Gabon, tout mouvement collectif de grande ampleur sur les routes nationales est en effet soumis à une déclaration préalable auprès des autorités administratives, censée permettre d'organiser la sécurité des participants comme celle de la circulation. C'est ce cadre que le préfet aurait jugé non respecté, justifiant l'arrêt immédiat du convoi de marcheuses.

Ce que cela change concrètement

Pour les Femmes Braves, cette interruption signifie un projet suspendu à 473 kilomètres de son objectif. Aucune source officielle n'a pour l'heure détaillé les suites de cette décision, ni les éventuelles voies de recours ou de dialogue proposées aux marcheuses.

Cette affaire, rapportée par une seule source à ce stade, mérite d'être suivie avec prudence. Les circonstances précises du départ, les revendications portées par ce collectif et le déroulé exact de l'intervention préfectorale restent à confirmer. Le Crieur continuera de vérifier ces éléments auprès des parties concernées.

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