Société

La SEEG bientôt scindée en deux sociétés distinctes

Le gouvernement dévoile sa feuille de route pour séparer l'eau et l'électricité au sein de la SEEG.

Le gouvernement a présenté sa feuille de route pour scinder la Société d'énergie et d'eau du Gabon en deux entités distinctes, l'une dédiée à l'eau, l'autre à l'électricité. Une réforme présentée comme le pilier de l'accès universel à ces deux services essentiels, promesse phare du septennat en cours.

Technicien SEEG travaillant sur une installation d'eau ou d'électricité au Gabon
La SEEG doit être scindée en deux sociétés distinctes, l'une pour l'eau, l'autre pour l'électricité.

Dans les quartiers de Libreville comme dans les provinces, la même scène se répète depuis des années : un robinet à sec, un compteur qui saute, une facture qui ne colle pas avec le service rendu. La SEEG, née en 1963 pour gérer d'un seul bloc l'eau et l'électricité du pays, s'apprête à changer de visage. Le gouvernement a présenté sa feuille de route pour la scinder en deux sociétés distinctes.

Deux métiers, deux maisons

L'idée n'est pas nouvelle mais elle prend enfin corps : séparer ce qui relève de l'eau potable de ce qui relève de l'électricité, pour que chaque secteur ait sa propre gouvernance, ses propres investissements et ses propres comptes. Le gouvernement présente cette scission comme le premier pilier du septennat du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l'accès universel à l'eau et à l'électricité constitue un engagement affiché.

Concrètement, cela signifie qu'une panne d'électricité à Owendo ne pourra plus servir d'excuse à une coupure d'eau à Akanda, et inversement. Chaque entité devra répondre de ses propres résultats, de ses propres retards, de ses propres réussites.

Ce que ça change pour les usagers

Pour le ménage qui attend une extension de réseau depuis des années, ou le commerçant qui subit les délestages à répétition, la promesse est claire : des structures plus légères, plus lisibles, censées répondre plus vite aux urgences du quotidien. L'objectif affiché est l'accès universel, autrement dit faire en sorte que l'eau du robinet et le courant électrique cessent d'être un luxe réservé à certains quartiers.

Reste que la réforme ne se décrète pas du jour au lendemain. Une scission de cette ampleur suppose de redécouper des infrastructures, des équipes, des budgets, souvent imbriqués depuis plus de soixante ans.

Une étape dans un chantier plus large

Cette annonce s'inscrit dans une dynamique déjà engagée par les autorités autour de la gestion de l'eau et de l'électricité, secteurs sous tension depuis plusieurs années au Gabon. La feuille de route présentée par le gouvernement doit désormais se traduire par des étapes concrètes de mise en œuvre, dont le calendrier précis sera à suivre dans les prochains mois.

Pour les Gabonais qui remplissent des bidons faute d'eau courante ou qui rechargent leur téléphone chez un voisin mieux loti, cette réforme institutionnelle n'a de sens que si elle se traduit, tôt ou tard, par un robinet qui coule et une ampoule qui s'allume, chez eux, sans drame quotidien.

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