Économie

Le CESEC se penche sur le sort de La Santé Pharmaceutique

Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel s'est rendu à Nkok pour mesurer les difficultés de l'usine pharmaceutique.

Guy Bertrand Mapangou et le bureau du CESEC ont visité, vendredi 24 juillet, le site de La Santé Pharmaceutique dans la Zone d'investissement spécial de Nkok. Une entreprise en difficulté depuis 2024, dont l'avenir inquiète bien au-delà de ses murs.

Bâtiment industriel de l'usine La Santé Pharmaceutique dans la zone de Nkok
Le bureau du CESEC s'est rendu à l'usine La Santé Pharmaceutique, à Nkok, vendredi 24 juillet.

À Nkok, entre les hangars de la zone franche, une usine tourne au ralenti depuis deux ans. La Santé Pharmaceutique, l'un des rares fabricants de médicaments implantés sur le sol gabonais, traverse une période difficile depuis 2024. Vendredi, une délégation du Conseil économique, social, environnemental et culturel, conduite par son président Guy Bertrand Mapangou, s'est déplacée sur place pour prendre la mesure de la situation.

Une visite pour comprendre avant d'agir

Selon nos informations, l'objectif de cette venue était d'évaluer concrètement les difficultés rencontrées par l'entreprise. Le CESEC, institution consultative chargée d'éclairer les pouvoirs publics sur les questions économiques et sociales, entend ainsi jouer son rôle de vigie : constater sur le terrain avant de formuler des recommandations.

Cette démarche s'inscrit dans une logique simple. Quand une entreprise industrielle vacille, ce ne sont pas seulement des machines qui s'arrêtent, mais des emplois, des familles et parfois tout un pan de souveraineté sanitaire qui sont en jeu. Produire des médicaments localement, plutôt que de tout importer, reste un enjeu stratégique pour un pays comme le Gabon.

Ce que les Gabonais attendent maintenant

Pour l'heure, les causes précises des difficultés de La Santé Pharmaceutique n'ont pas été détaillées publiquement, et il serait hasardeux d'en dresser la liste sans confirmation. Ce qui compte, c'est la suite : le CESEC a-t-il vocation à proposer des pistes de redressement, ou simplement à alerter le gouvernement ?

Les prochaines semaines devraient permettre d'y voir plus clair, notamment si l'institution rend publiques ses conclusions ou ses recommandations. En attendant, les salariés de l'usine, comme les habitants de Nkok, guettent des signes concrets : reprise d'activité, accompagnement financier, ou simplement une visibilité sur l'avenir de leur outil de travail.

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