Économie

Le Gabon fait sa promotion économique jusqu'en Australie

Depuis Perth, la diplomatie gabonaise vante les atouts du pays aux investisseurs internationaux.

Depuis lundi, le Gabon participe au BOAO Forum in Perth, un rendez-vous économique organisé en Australie-Occidentale. Objectif affiché par la diplomatie gabonaise : élargir le cercle des partenaires économiques et attirer de nouveaux investissements, loin des habituels réseaux européens ou chinois.

Salle de conférence internationale avec drapeaux de plusieurs pays lors d'un forum économique
Le Gabon participe au BOAO Forum in Perth, en Australie-Occidentale, pour promouvoir ses opportunités d'investissement.

Un forum pour sortir des sentiers battus

Le nom BOAO évoque d'abord l'Asie, où ce format de forum économique s'est imposé depuis des années comme un lieu de rencontre entre États et investisseurs. Sa déclinaison australienne, organisée à Perth, joue le même rôle à plus petite échelle : mettre autour de la table des décideurs économiques et des pays en quête de capitaux.

Le Gabon y est présent depuis le 27 juillet, dans le cadre d'une stratégie de diversification des partenariats économiques, selon les mots mêmes de la diplomatie gabonaise. Concrètement, il s'agit d'aller chercher des investisseurs là où le pays n'a pas forcément l'habitude d'aller : l'Australie-Occidentale, région minière et agricole parmi les plus dynamiques du continent océanien.

Pourquoi l'Australie, et pourquoi maintenant

Ce choix n'a rien d'anodin. L'Australie-Occidentale est un poids lourd mondial des matières premières, du fer au lithium. Un terrain qui parle directement à un pays comme le Gabon, lui-même engagé depuis plusieurs années dans un effort pour transformer davantage ses ressources sur place plutôt que de les exporter brutes.

Pour Libreville, l'enjeu de ce type de forum tient en une phrase : faire connaître le potentiel gabonais à des investisseurs qui, sans cela, n'y penseraient tout simplement pas. Bois, mines, agriculture, infrastructures : autant de secteurs que le pays cherche à ouvrir à des capitaux extérieurs pour créer de l'activité et de l'emploi sur le territoire.

Ce que ça change concrètement

Un forum ne débouche pas sur des contrats signés dans la foulée. Mais c'est précisément dans ces rencontres que naissent les premiers contacts, les visites de terrain, puis, parfois, les projets. Pour les Gabonais, l'enjeu réel se mesure à plus long terme : chaque partenariat noué à l'étranger est une carte de plus dans la diversification économique du pays, moins dépendant du seul pétrole.

La délégation gabonaise à Perth aura, dans les prochains jours, l'occasion de multiplier les échanges avec des acteurs économiques australiens. La suite se jouera dans les mois qui viennent, au fil des suites données à ces premiers contacts.

À lire aussi