Sport

Le sport entre à l’école pour éduquer la jeunesse gabonaise

Le programme Génération Sportive veut faire du ballon et de la piste un outil d’éducation, pas seulement de compétition.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Paul Ulrich Kessany Zategwa, a participé le 16 juillet à une rencontre dans un complexe scolaire gabonais autour du programme Génération Sportive. L’ambition affichée : transformer la pratique sportive en véritable outil d’éducation et d’épanouissement pour les jeunes du pays.

Enfants jouant au football dans la cour d'une école au Gabon
Photo d'illustration

Le complexe scolaire qui a accueilli l’événement du 16 juillet n’est pas un lieu choisi au hasard. C’est bien à l’école, là où se joue l’avenir de milliers d’enfants gabonais, que le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts a voulu planter le décor de son programme Génération Sportive.

Un pari sur le sport comme école de vie

L’idée n’est pas nouvelle mais elle mérite d’être répétée : dans les quartiers de Libreville, Port-Gentil ou Franceville, le terrain de foot en terre battue ou le préau transformé en aire de basket restent souvent les seuls espaces où les jeunes se retrouvent après les cours. Génération Sportive part de ce constat simple pour en faire un levier d’éducation, de discipline et de cohésion, au-delà de la seule performance sportive.

Selon les informations communiquées par le ministère, Paul Ulrich Kessany Zategwa a personnellement pris part à cette rencontre, signe de l’importance accordée à ce dossier par le gouvernement. Sa présence traduit une volonté de connecter la politique sportive nationale aux réalités du terrain scolaire, là où grandissent les futurs athlètes mais aussi, plus largement, les futurs citoyens.

Ce qu’on sait, et ce qui reste à préciser

À ce stade, les contours précis du programme, son calendrier de déploiement, les établissements concernés ou les moyens qui lui seront alloués n’ont pas encore été détaillés publiquement. Les familles gabonaises, elles, attendent surtout des réponses concrètes : combien d’écoles seront équipées, quels encadrants seront formés, et à partir de quand les enfants pourront en bénéficier réellement.

Ce flou n’enlève rien à l’intention affichée. Faire du sport un outil d’épanouissement pour la jeunesse rejoint une préoccupation largement partagée au Gabon, où le décrochage scolaire et l’oisiveté des jeunes désœuvrés inquiètent autant les parents que les enseignants.

La suite à surveiller

Comme pour toute initiative naissante, la valeur de Génération Sportive se mesurera dans sa mise en œuvre. Le Crieur suivra les prochaines annonces du ministère pour savoir si cette ambition se traduira, dans les mois à venir, par des équipements, des clubs scolaires ou des compétitions concrètes accessibles à tous les jeunes, et pas seulement à ceux des grandes villes.

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