Société

Le sport entre à l'école : un pacte signé à Libreville

L'État, un cimentier et une ONG marocaine misent sur le ballon et le short pour garder les jeunes à l'école.

À Libreville, l'État gabonais a signé une convention avec Cimaf Gabon, l'ONG Tibu Africa et le Royaume du Maroc pour faire du sport un vrai outil d'éducation. Baptisé « Génération Sportive », ce programme veut transformer les cours de récré en tremplins d'apprentissage pour les enfants gabonais.

Table de signature officielle avec responsables gabonais et marocains lors d'une cérémonie à Libreville
La convention « Génération Sportive » a été signée jeudi à Libreville entre l'État gabonais et ses partenaires.

Jeudi dernier, dans les salons feutrés d'un ministère à Libreville, quatre signatures ont scellé un pari qui concerne d'abord les enfants des quartiers. L'État gabonais, Cimaf Gabon, l'ONG Tibu Africa et le Royaume du Maroc ont paraphé une convention tripartite baptisée « Génération Sportive », un nom qui sonne comme un programme, mais qui cache une idée simple : utiliser le sport pour retenir les élèves à l'école et les aider à mieux apprendre.

Le sport comme pilier, pas comme récréation

La ministre d'État en charge de l'Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a présenté ce texte comme la preuve que le gouvernement veut faire du sport un pilier de la politique éducative nationale, et non plus un simple à-côté entre deux matières. Concrètement, les ministères de l'Éducation nationale et de la Jeunesse et des Sports pilotent ce chantier avec des partenaires venus du privé et de la diplomatie régionale.

Cimaf Gabon, filiale d'un groupe industriel bien connu des Gabonais pour ses sacs de ciment, apporte ici son soutien à une cause qui sort de son terrain habituel : celui, justement, de bâtir autre chose que des routes ou des maisons, à savoir des parcours scolaires plus solides. Tibu Africa, de son côté, est une organisation qui a fait ses preuves ailleurs sur le continent en combinant terrains de basket et salles de classe.

Ce que ça peut changer pour les familles

Pour l'instant, les détails opérationnels — quelles écoles, quels quartiers, quel calendrier — n'ont pas encore été précisés publiquement. Mais l'intention affichée est claire : favoriser l'assiduité scolaire et l'épanouissement des jeunes par la pratique sportive encadrée, dans un pays où le décrochage scolaire reste une préoccupation pour beaucoup de parents, de Libreville à Franceville.

Si le programme tient ses promesses, ce sont les enfants des établissements publics qui devraient en ressentir les premiers effets : plus d'activités structurées après les cours, un encadrement supplémentaire, et peut-être une raison de plus de ne pas manquer la classe. Reste à voir comment cette convention se traduira sur le terrain, dans les prochains mois, une fois les modalités concrètes annoncées.

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