Le train qui relie le Gabon en pleine cure de modernisation
Le chef de l'État a reçu le patron de la SETRAG pour faire le point sur les travaux de sécurisation du Transgabonais.
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu ce mardi à Libreville le directeur général de la SETRAG, Christian Magni. Au menu des discussions : l'avancement du programme de modernisation de la voie ferrée et le financement de sa deuxième phase. Un dossier qui touche directement au quotidien de milliers de Gabonais, entre Libreville et Franceville.

Un rendez-vous au sommet pour le rail gabonais
Au Palais du bord de mer, l'entretien a duré le temps qu'il faut pour faire le tour d'un dossier stratégique : celui du Transgabonais, cette ligne de chemin de fer qui traverse le pays sur plus de 650 kilomètres, de Libreville à Franceville. Face au président de la République, Christian Magni, directeur général de la Société d'Exploitation du Transgabonais (SETRAG), est venu présenter l'état des travaux.
Selon un communiqué de la présidence, les échanges ont porté sur l'avancement du programme de modernisation et de sécurisation de la voie ferrée, ainsi que sur le financement de sa deuxième phase. Cette étape doit être mise en œuvre grâce à des conventions déjà conclues entre l'État gabonais et ses partenaires.
Pourquoi ce train compte pour les Gabonais
Pour beaucoup de familles à Ndjolé, Booué, Lastourville ou Moanda, le Transgabonais n'est pas qu'une ligne sur une carte. C'est le moyen de rallier la capitale, de faire circuler des marchandises, parfois le seul lien terrestre fiable quand les routes deviennent impraticables en saison des pluies. La voie ferrée est aussi l'artère par laquelle transite le manganèse, minerai qui fait vivre toute une région autour de Moanda.
Moderniser et sécuriser cette ligne, c'est donc bien plus qu'un chantier technique. C'est réduire les risques d'accidents, fiabiliser les temps de trajet, et donner de la visibilité à une économie régionale qui dépend largement du rail.
Ce que dit ce rendez-vous présidentiel
Que le chef de l'État reçoive personnellement le directeur général de la SETRAG n'est pas un simple geste protocolaire. Cela traduit l'attention portée par la présidence à un dossier considéré comme prioritaire pour le désenclavement de l'intérieur du pays.
Le communiqué de la présidence ne détaille pas encore le calendrier précis ni les montants engagés pour cette deuxième phase. Des précisions sont attendues dans les prochaines semaines sur le rythme des travaux et leurs implications concrètes pour les usagers et les riverains de la voie.
Et maintenant ?
Ce tête-à-tête au Palais du bord de mer marque une étape dans le suivi d'un programme qui s'annonce long. Pour les habitants qui dépendent du train au quotidien, la vraie mesure du succès se lira sur les rails eux-mêmes : moins de pannes, plus de sécurité, et un service qui tient ses horaires. Le Crieur suivra l'évolution de ce dossier de près, notamment le déblocage effectif des financements annoncés.
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