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Libreville en piste pour un bureau régional de l'ONU sur le logement

Un rendez-vous diplomatique laisse entrevoir un rôle nouveau pour la capitale gabonaise dans la politique urbaine de toute l'Afrique centrale.

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu le directeur régional d'ONU-Habitat pour évoquer l'installation d'un bureau sous-régional à Libreville. Une perspective qui, si elle se confirme, pourrait peser sur la façon dont le Gabon pense ses villes, ses logements et ses quartiers dans les années à venir.

Bâtiment administratif du gouvernement gabonais à Libreville
L'audience s'est tenue à l'immeuble du 2 Décembre, siège du gouvernement à Libreville.

Dimanche 12 juillet, à l'immeuble du 2 Décembre, une audience a réuni deux acteurs qui ne parlent pas souvent aux mêmes micros : le vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, et le directeur régional d'ONU-Habitat, le programme des Nations unies pour les établissements humains. Sujet de la rencontre : l'installation possible d'un bureau sous-régional de cette agence à Libreville, avec pour zone de couverture l'ensemble de l'Afrique centrale.

Selon nos informations, le dossier progresse et Libreville figure en bonne position parmi les villes candidates. Rien n'est encore acté, mais la démarche traduit un intérêt réel des Nations unies pour la capitale gabonaise comme point d'ancrage régional.

Un bureau pour faire quoi, concrètement ?

ONU-Habitat, c'est l'agence onusienne qui travaille sur les villes, le logement, l'urbanisme et l'accès à des conditions de vie décentes en milieu urbain. Un bureau sous-régional basé à Libreville aurait vocation à coordonner des programmes touchant plusieurs pays d'Afrique centrale : appui technique aux politiques de logement, accompagnement des villes qui grandissent trop vite, projets liés à l'assainissement ou à la résorption des quartiers précaires.

Pour le Gabon, l'enjeu n'est pas seulement symbolique. Accueillir une telle structure signifierait une présence permanente d'experts internationaux à Libreville, des échanges facilités avec les pays voisins sur des problématiques urbaines communes, et potentiellement des financements ou des programmes techniques dont pourraient bénéficier des quartiers gabonais confrontés à des difficultés bien connues des habitants : accès à l'eau, voirie, logement décent.

Ce que ça changerait pour les quartiers de Libreville

Difficile, à ce stade, de promettre des effets immédiats. Mais l'installation d'un bureau régional de ce type ouvre en général la porte à des projets pilotes, des études de terrain et des collaborations techniques dont les villes hôtes tirent souvent profit en priorité. Pour une capitale confrontée à une urbanisation rapide et à des quartiers en tension comme certains secteurs périphériques de Libreville ou d'Akanda, ce type de partenariat pourrait apporter un appui bienvenu.

Le choix de la capitale gabonaise s'inscrit aussi dans une dynamique plus large : celle d'un pays qui cherche à se positionner comme relais diplomatique et technique en Afrique centrale, au-delà des seuls dossiers environnementaux pour lesquels il est déjà identifié.

La suite du dossier

Aucune date n'a été communiquée pour une décision définitive. Ce type de processus, au sein des agences onusiennes, implique généralement plusieurs étapes de validation avant qu'un bureau ne soit officiellement installé. Les prochaines semaines devraient permettre d'y voir plus clair sur le calendrier et les contours exacts de ce futur bureau, si le projet se concrétise.

En attendant, l'audience du 12 juillet marque une étape suivie avec attention par la diplomatie gabonaise, qui y voit une reconnaissance du rôle que Libreville pourrait jouer dans la sous-région.

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