Société

Libreville inaugure son « mur du Souvenir » au pont de Gué-Gué

Le maire Eugène M'ba a présidé lundi une cérémonie chargée de symboles, en présence de la ministre de la Défense et de l'ambassadeur de France.

Un nouveau lieu de mémoire a vu le jour dans le 1er arrondissement de Libreville. Lundi, au pont de Gué-Gué, le maire Eugène M'ba a inauguré le « mur du Souvenir » devant la ministre d'État à la Défense, Brigitte Onkanowa, l'ambassadeur de France et plusieurs autorités militaires gabonaises et françaises. Un moment sobre, à hauteur d'homme, dans un quartier où passent chaque jour des milliers de Librevillois.

Cérémonie d'inauguration d'un mur mémorial au pont de Gué-Gué à Libreville
Le mur du Souvenir a été inauguré au pont de Gué-Gué, dans le 1er arrondissement de Libreville.

Une cérémonie au cœur du quartier

Ce lundi, le pont de Gué-Gué n'a pas eu son visage habituel. D'ordinaire traversé à la hâte par les taxis et les piétons pressés du 1er arrondissement, il a accueilli une cérémonie officielle, drapeaux et discours à l'appui. Le maire de Libreville, Eugène M'ba, a conduit l'inauguration du mur du Souvenir, entouré d'un aréopage inhabituel pour ce coin de la capitale : la ministre d'État en charge de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, l'ambassadeur de France au Gabon, des membres du gouvernement ainsi que des autorités militaires des deux pays.

Selon un communiqué de la mairie de Libreville, l'édile a salué, dans son allocution, l'aboutissement d'un projet porté par la municipalité. Les précisions sur la portée exacte de ce mémorial — à qui il rend hommage, quelle mémoire il entend fixer dans la pierre — restent à ce stade limitées. Nous les compléterons dès que des éléments supplémentaires seront disponibles.

Pourquoi un mur, et pourquoi ici

Le choix du pont de Gué-Gué n'est pas anodin : c'est un axe de passage quotidien, un repère pour tout un quartier. Installer un mémorial à cet endroit, c'est le placer sous le regard de tous, loin des enceintes protocolaires où la mémoire se referme sur elle-même.

La présence conjointe d'autorités militaires gabonaises et françaises, ainsi que de l'ambassadeur de France, laisse deviner une dimension liée à l'histoire partagée entre les deux pays, sans que le communiqué officiel n'en détaille la nature précise. Le Crieur reste prudent sur ce point tant qu'une source unique documente l'événement.

Ce que ça change pour les Librevillois

Au-delà du symbole, ce mur s'inscrit dans le paysage urbain d'un quartier populaire. Il devient, de fait, un nouveau point de repère pour les habitants du 1er arrondissement, qui verront désormais leur pont associé à un lieu de recueillement.

Reste une question, légitime pour tout riverain : qui viendra entretenir ce mur, et quelles cérémonies s'y tiendront à l'avenir ? La mairie n'a pas communiqué de calendrier à ce sujet. Le Crieur suivra les suites données à cette inauguration et reviendra vers ses lecteurs avec des précisions dès qu'elles seront confirmées.

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