Société

Libreville protège ses enfants : coup de filet dans les marchés

Une mission conjointe a interpellé des mineurs victimes d'exploitation commerciale à Mont-Bouët et Petit Paris.

Jeudi, une opération coordonnée par la justice et la police a ratissé plusieurs marchés du Grand Libreville. Objectif : retirer les enfants mineurs exploités dans le commerce et les mettre à l'abri. Un signal fort pour la protection de l'enfance au Gabon.

Allées animées d'un marché populaire à Libreville
Les marchés du Grand Libreville, comme Mont-Bouët, étaient au cœur de l'opération.

Une opération pour sortir les enfants de la rue

Ce jeudi 10 juillet, une mission conjointe de protection de l'enfance a été déployée dans le Grand Libreville. Elle réunissait le Parquet de la République chargé des mineurs, le ministère de la Justice, ainsi que les services de police nationale en charge de la lutte contre les atteintes aux droits humains.

Les équipes ont ciblé des lieux de forte activité commerciale. Parmi eux, les marchés bien connus des Librevillois : Mont-Bouët et Petit Paris, dans le 3ème arrondissement, mais aussi des carrefours très fréquentés.

Des mineurs interpellés pour être protégés

Sur le terrain, les agents ont procédé à l'interpellation d'enfants mineurs repérés comme victimes d'exploitation commerciale. Concrètement, il s'agit d'enfants poussés à travailler ou à vendre dans des conditions qui n'ont pas leur place à leur âge.

Ici, le mot « interpellation » ne rime pas avec sanction contre les enfants. Il s'agit de les retirer d'une situation dangereuse et de les orienter vers une prise en charge adaptée. La démarche vise avant tout leur sécurité.

Ce que ça change pour les familles et les quartiers

Dans les allées bondées de Mont-Bouët ou de Petit Paris, la présence d'enfants au travail est une réalité que beaucoup connaissent. Cette opération montre une volonté d'agir concrètement sur le terrain, au plus près des lieux où le problème existe.

Pour retenir l'essentiel : plusieurs institutions unissent leurs forces pour faire respecter les droits des plus jeunes. La suite dépendra du suivi de ces enfants et de l'accompagnement proposé à eux et à leurs familles. Le Crieur restera attentif aux prochaines étapes.

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