Libreville : trois jours pour ranger sa devanture avant la campagne anti-insalubrité
La mairie donne une dernière chance aux commerçants et occupants du domaine public avant de passer à l'action.
À Libreville, l'Hôtel de Ville vient d'accorder un délai de trois jours aux opérateurs économiques et aux populations pour se mettre en conformité, avant le lancement d'une vaste campagne contre l'insalubrité et l'occupation anarchique de la voie publique. Une mesure qui concerne directement les commerçants installés sur les trottoirs, les étals sauvages et les dépôts encombrants.

Un ultime délai avant l'action
Le maire de Libreville, Eugène M'ba, a fait passer un message clair aux habitants et commerçants de la capitale : trois jours pour se mettre volontairement en règle. Ce délai précède le démarrage de la phase active d'une campagne municipale contre l'insalubrité et l'occupation anarchique du domaine public, selon un communiqué de l'Hôtel de Ville.
Concrètement, cela concerne tous ceux qui occupent trottoirs, abords de marchés ou espaces publics sans autorisation, ainsi que les commerces qui laissent déchets ou marchandises encombrer la voie publique. La mairie mise sur la responsabilisation avant la sanction.
Pourquoi cette campagne maintenant
Libreville fait face depuis plusieurs années à une occupation grandissante de ses espaces publics : étals improvisés, dépôts de matériaux, encombrants abandonnés sur les trottoirs. Ces pratiques gênent la circulation des piétons, favorisent l'accumulation de déchets et compliquent le travail des services de nettoyage.
La démarche s'appuie sur des textes déjà en vigueur, notamment la loi organique sur la décentralisation et une ordonnance encadrant l'organisation des communes. Autrement dit, la mairie ne改 invente pas de nouvelle règle : elle rappelle et fait appliquer des dispositions existantes.
Ce que les habitants doivent retenir
Passé ce délai de trois jours, la phase opérationnelle de la campagne doit démarrer, ce qui laisse penser que des contrôles, voire des retraits d'installations non conformes, pourraient suivre. Pour les commerçants concernés, l'enjeu est simple : régulariser sa situation rapidement pour éviter tout désagrément.
Les riverains, eux, espèrent surtout des rues plus propres et plus praticables, un sujet qui revient souvent dans les discussions de quartier à Libreville. Reste à voir comment la mise en œuvre se déroulera sur le terrain, notamment dans les zones les plus densément occupées comme certains abords de marchés populaires.
À suivre : le déroulement de cette phase opérationnelle et son impact réel sur le quotidien des Librevillois.
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