MaDiGiPaie : Libreville lance la facture numérique, la mairie mise sur le mobile
Le ministère du Numérique, le Gimac et la mairie de Libreville ont lancé mercredi les services de facturation MaDiGiPaie, un premier pas vers le paiement des factures depuis son téléphone.
Fini, à terme, la queue au guichet pour régler une facture municipale ? C'est en tout cas la promesse portée par le lancement, ce mercredi à Libreville, des services de facturation MaDiGiPaie. Le ministre de l'Économie numérique Mark-Alexandre Doumba, le directeur général du Gimac Guy-Noël Londomgo et le maire de Libreville Eugène Mba ont présenté ensemble ce dispositif, présenté comme une étape d'un projet plus large de digitalisation à l'échelle sous-régionale.

Un lancement à trois voix
Ce mercredi, trois responsables se sont retrouvés côte à côte à Libreville pour officialiser le démarrage des services de facturation MaDiGiPaie : le ministre de l'Économie numérique, de la Digitalisation et de l'Innovation, Mark-Alexandre Doumba, le directeur général du Groupement Interbancaire Monétique de l'Afrique Centrale (Gimac), Guy-Noël Londomgo, et le maire de Libreville, Eugène Mba.
La présence conjointe d'un ministre, d'un patron d'organisme monétique régional et d'un édile en dit long sur la nature du projet : un chantier qui dépasse les frontières d'une seule administration et qui touche, potentiellement, au quotidien de milliers de Librevillois.
Une histoire qui ne date pas d'hier
Selon les explications données lors de la cérémonie, ce programme n'est pas né du jour au lendemain. Le ministre Doumba a rappelé la genèse de ce parcours, insistant sur le fait qu'il s'inscrit dans une dynamique sous-régionale, portée notamment par le Gimac, l'organisme qui fait déjà tourner les systèmes de paiement interbancaires entre plusieurs pays d'Afrique centrale.
Autrement dit : MaDiGiPaie n'est pas un simple gadget local, mais une brique posée dans un édifice plus large de modernisation des paiements électroniques dans la région.
Pourquoi la mairie est dans la boucle
Point essentiel soulevé par le ministre : pour que ces réformes touchent réellement le citoyen à la base, il faut que les municipalités jouent le jeu. C'est tout le sens de la présence du maire Eugène Mba à ses côtés.
À Libreville comme ailleurs, une facture n'est jamais qu'un bout de papier : c'est une heure de queue au guichet, un trajet en taxi, parfois une journée de travail sacrifiée pour un particulier ou un petit commerçant du marché Mont-Bouët ou d'Akanda. Si la facturation numérique tient ses promesses, c'est justement ce genre de contrainte du quotidien qu'elle pourrait alléger.
Ce qu'il reste à observer
Le lancement de ce mercredi marque une étape, pas un aboutissement. Les modalités concrètes — quels services seront concernés en premier, à quel rythme le dispositif sera étendu aux différents quartiers et communes — n'ont pas encore été détaillées publiquement.
Le Crieur suivra, dans les prochaines semaines, la manière dont ce service se traduit réellement dans le quotidien des ménages et des petits commerces, seule mesure qui vaille pour juger de la réussite d'une réforme numérique : est-ce que ça change vraiment quelque chose, une fois le téléphone en main devant le guichet ?
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