Économie

Marché financier CEMAC : le FMI en mission à Libreville

Le régulateur régional du marché financier a reçu une délégation du Fonds monétaire international pour évoquer l'avenir du financement des économies de la sous-région.

Ce lundi à Libreville, la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale a accueilli une mission du Fonds monétaire international. Au menu des discussions : la modernisation d'un marché encore peu connu du grand public, mais qui pourrait un jour financer routes, hôpitaux ou entreprises gabonaises sans passer uniquement par la dette bancaire classique.

Bâtiment institutionnel à Libreville symbolisant une réunion économique
La COSUMAF a reçu une mission du FMI à Libreville pour évoquer l'avenir du marché financier régional.

Un rendez-vous technique aux enjeux concrets

Derrière le sigle un peu barbare de COSUMAF se cache le gendarme du marché financier de la CEMAC, la zone qui regroupe le Gabon et cinq autres pays d'Afrique centrale. Sa mission : surveiller et faire grandir un marché où les États et les entreprises peuvent lever de l'argent autrement qu'en empruntant à une banque.

Ce lundi, ses responsables ont reçu à Libreville une équipe du Fonds monétaire international (FMI), l'institution qui accompagne de nombreux pays, dont le Gabon, dans leurs réformes économiques. Selon nos informations, les échanges ont porté sur les perspectives de développement, de régulation et de modernisation de ce marché financier régional.

Pourquoi ce marché compte pour les Gabonais

Un marché financier qui fonctionne bien, c'est en théorie plus d'argent disponible pour financer des projets utiles au quotidien : infrastructures, entreprises locales, emplois. La mission du FMI s'est aussi penchée sur la contribution de ce marché au financement des économies des États membres de la CEMAC, dont le Gabon.

Concrètement, cela signifie que les discussions touchent à des questions très terre-à-terre : comment permettre à davantage d'entreprises gabonaises d'y trouver des financements, comment sécuriser l'épargne des investisseurs, et comment éviter que ce marché reste l'affaire d'une poignée d'initiés à Libreville ou à Douala.

Une étape parmi d'autres

Aucun calendrier précis de réformes n'a été communiqué à l'issue de cette rencontre, et il faudra suivre les prochaines étapes annoncées par la COSUMAF pour mesurer les effets concrets de ces échanges. Ce type de mission s'inscrit dans un dialogue régulier entre le FMI et les institutions financières de la sous-région, plutôt que dans une annonce isolée.

Pour l'instant, retenons l'essentiel : le marché financier régional, encore modeste, cherche à se moderniser avec l'appui d'un partenaire international reconnu. Reste à voir si ces discussions se traduiront, dans les mois qui viennent, par des mesures concrètes bénéficiant directement aux épargnants et aux entreprises gabonaises.

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