Société

Mitzic : six nouveaux chefs de village installés dans l'Okano

Dans les cantons de Doum et d'Okala, l'administration territoriale se renforce d'un maillon essentiel : celui des chefs de village.

Jeudi, le préfet de l'Okano a officiellement installé six nouveaux auxiliaires de commandement dans les villages des cantons de Doum et d'Okala. Une cérémonie discrète mais qui compte pour ces localités du nord du pays, souvent éloignées des centres de décision.

Cérémonie officielle d'installation de chefs de village dans le département de l'Okano, au Gabon
Le préfet de l'Okano a procédé à l'installation des six auxiliaires de commandement jeudi, dans les cantons de Doum et d'Okala.

Une note, une cérémonie, six noms

Tout est parti d'une note circulaire signée le 10 juillet par la préfecture de Mitzic. Une semaine plus tard, le préfet Serge Bekale Ango s'est déplacé pour installer en personne les nouveaux responsables villageois, dans les cantons de Doum et d'Okala.

Parmi eux, Roger Mvener Meye prend la tête du regroupement de villages de Ngomessi-Ebéa, tandis que Josée Claire Ekomi Ekomi devient chef du village de Ngomessi. À Doum II, c'est Obiang Nguema qui reprend le flambeau, aux côtés de Joseph Nzoghe Mba, également installé dans le secteur. Deux autres nommations complètent ce renouvellement, selon nos informations.

Le chef de village, ce relais qu'on oublie trop souvent

On en parle peu à Libreville, mais dans l'Okano comme ailleurs à l'intérieur du pays, le chef de village reste le premier visage de l'État pour beaucoup de familles. C'est lui qui fait le lien avec la préfecture, qui règle les petits différends du quotidien, qui informe sa communauté des décisions administratives.

Ce rôle d'auxiliaire de commandement n'a rien d'honorifique : il implique une présence constante, une connaissance fine du terrain et souvent, une bonne dose de patience face aux réalités d'un village enclavé. Sécheresse d'une piste, dossier d'état civil, litige foncier entre voisins — ce sont ces chefs qui font remonter l'information et qui, en retour, portent la parole de l'administration jusqu'aux cases les plus reculées.

Ce que ça change concrètement

Pour les habitants de Ngomessi, Doum II ou des villages voisins d'Okala, cette installation signifie surtout la fin d'un vide administratif, quand un poste restait vacant, ou la reconnaissance officielle d'une nouvelle génération de responsables locaux. Rien de spectaculaire, mais un rouage essentiel remis en marche.

L'Okano, département rural du nord du Gabon, dépend largement de ce maillage de proximité pour faire fonctionner l'administration au plus près des gens. Six noms, six villages, une même logique : que l'État ne soit jamais totalement absent, même au bout de la piste.

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