Société

Monument Damas Aleka : deux ans de retard, 8,5 milliards déjà versés

Le chantier censé honorer l'auteur de l'hymne national s'enlise, et l'entrepreneur en charge des travaux devra répondre devant la justice.

Deux ans après le lancement des travaux, le monument dédié à Georges Damas Aleka, auteur de l'hymne national gabonais, reste inachevé à Libreville. La présidence de la République a confirmé que 8,5 milliards de francs CFA de fonds publics ont déjà été engagés sur ce chantier, et que l'entrepreneur responsable est désormais convoqué devant la justice.

Chantier inachevé d'un monument à Libreville, avec échafaudages visibles
Le chantier du monument dédié à Georges Damas Aleka, à Libreville, accuse deux ans de retard.

Un hommage qui tarde à sortir de terre

Le monument censé rendre hommage à Georges Damas Aleka, celui qui a écrit les mots de la Concorde, devait être un symbole fort pour les Gabonais. Deux ans après le démarrage des travaux, il n'est toujours pas achevé. C'est le porte-parole de la présidence de la République qui a fait le point sur ce dossier, lors d'une conférence de presse tenue le 17 juillet 2026 à Libreville.

Selon les précisions apportées, le projet est entièrement financé sur fonds publics, et la somme déjà mobilisée atteint 8,5 milliards de francs CFA. Un montant conséquent pour un chantier qui, sur le terrain, n'a pas livré le résultat attendu par les riverains et les Gabonais qui suivent l'avancée des travaux.

L'entrepreneur devant la justice

Face à ces retards, l'entrepreneur en charge de la construction a été convoqué devant la justice. Il est important de le rappeler : à ce stade, aucune décision judiciaire n'a été rendue, et la présomption d'innocence s'applique pleinement à ce professionnel dans le cadre de cette procédure. L'objectif affiché par les autorités est de clarifier les responsabilités dans ce dossier et de comprendre pourquoi l'argent public engagé n'a pas produit les résultats promis.

Ce que cela change pour les Gabonais

Pour les habitants de Libreville qui passent chaque jour près du site, ce monument est devenu le symbole d'une attente qui s'étire. Au-delà de la question judiciaire, c'est la confiance dans la bonne gestion des projets publics qui est en jeu : quand plusieurs milliards sont mobilisés pour un ouvrage resté inachevé, les citoyens attendent des réponses claires sur les délais et sur l'usage de l'argent commun.

La présidence, en évoquant ce dossier publiquement, envoie un signal de transparence sur un chantier jusque-là discret. La suite du dossier judiciaire, comme le calendrier de reprise éventuelle des travaux, devrait permettre de savoir si ce monument, pensé pour honorer la mémoire de l'auteur de l'hymne national, verra enfin le jour.

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