Société

Mort d'Alicia Matamba à Tchibanga : un commandant en garde à vue

Une autopsie a été pratiquée dimanche, en présence de la famille, après le décès suspect d'une jeune femme survenu à Tchibanga.

Le décès de Guiliane Alicia Matamba Matamba, survenu le 16 juillet à Tchibanga, a conduit à la garde à vue d'un commandant mis en cause dans cette affaire. Le procureur de la République a confirmé qu'une autopsie a été menée dimanche, avec la famille associée à la procédure.

Bâtiment du tribunal de première instance de Tchibanga, dans la province de la Nyanga, au Gabon
Le tribunal de première instance de Tchibanga a annoncé la garde à vue d'un commandant dans l'affaire du décès d'Alicia Matamba.

Tchibanga, chef-lieu de la Nyanga, retient son souffle depuis le décès de Guiliane Alicia Matamba Matamba, survenu le 16 juillet. Trois jours plus tard, le procureur de la République près le tribunal de première instance de la ville, Guychard Ndong Mebalé, a pris la parole devant la presse locale pour annoncer une décision attendue par les proches de la victime : le commandant mis en cause dans cette affaire a été placé en garde à vue.

Une autopsie sous le regard de la famille

Selon les précisions du magistrat, une autopsie a été pratiquée ce dimanche, en présence des membres de la famille de la défunte. Ce choix de faire assister les proches à l'examen médico-légal n'est pas anodin dans une petite ville comme Tchibanga, où les rumeurs circulent vite et où la confiance dans la justice se construit aussi par la transparence des démarches.

Les résultats de cette autopsie devront permettre d'établir les circonstances exactes du décès. À ce stade, la prudence reste de mise : la garde à vue du commandant est une mesure d'enquête, pas une condamnation. Aucune charge n'a été formellement retenue contre lui, et la présomption d'innocence demeure entière tant que l'instruction n'a pas livré ses conclusions.

Ce que la procédure doit clarifier

Pour les habitants de la Nyanga, cette affaire dépasse le simple fait divers. Elle touche à la manière dont les autorités locales traitent un décès survenu dans des conditions qui appellent des explications. Le procureur a choisi de communiquer rapidement, un geste qui peut contribuer à apaiser les tensions et à montrer que la procédure suit son cours normalement.

La suite dépendra des conclusions de l'autopsie et des auditions à venir. Si des éléments nouveaux confirment ou écartent la responsabilité du commandant, le parquet devra le faire savoir. En attendant, la famille de Guiliane Alicia Matamba Matamba, associée dès les premières heures à la procédure, espère que la vérité sur ce qui s'est passé le 16 juillet sera établie sans détour.

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