Société

Mort d'une fillette à Mouila : l'affaire renvoyée devant les assises

Le dossier du décès de la petite Moussavou Moanda, 8 ans, quitte le tribunal correctionnel pour la Cour criminelle.

Le Tribunal de première instance de Mouila s'est dessaisi de l'affaire liée à la mort d'une fillette de 8 ans survenue le 31 mai dernier. Les juges estiment que les faits pourraient relever d'une qualification plus grave que l'homicide involontaire initialement retenu. Le dossier sera désormais examiné par la Cour criminelle.

Bâtiment du tribunal de Mouila, symbole de l'institution judiciaire gabonaise
Le Tribunal de première instance de Mouila, dans la Ngounié, s'est dessaisi du dossier au profit de la Cour criminelle.

À Mouila, chef-lieu de la Ngounié, une affaire qui avait ému toute une ville franchit une nouvelle étape judiciaire. Le tribunal correctionnel, saisi du décès de la fillette Moussavou Moanda, âgée de 8 ans, a décidé de se dessaisir du dossier pour le renvoyer devant la Cour criminelle.

Une qualification jugée trop légère

Le prévenu, Mamadou Niang, 54 ans, gérant d'une librairie dans la ville, était initialement poursuivi pour homicide involontaire, c'est-à-dire un décès causé sans intention de tuer, souvent lié à une négligence ou un accident. Mais à l'audience, les juges ont estimé que les circonstances de la mort de l'enfant pouvaient relever d'une qualification criminelle, plus lourde que celle retenue au départ.

Ce basculement ne change rien à un principe essentiel : Mamadou Niang reste présumé innocent tant qu'aucune décision de justice définitive n'a été rendue. Le renvoi devant une juridiction différente signifie simplement que les faits, tels qu'ils apparaissent dans le dossier, méritent d'être examinés par une cour compétente pour juger les infractions les plus graves.

Ce que change ce renvoi

La Cour criminelle, contrairement au tribunal correctionnel, juge les crimes, passibles des peines les plus lourdes prévues par la loi gabonaise. Ce changement de juridiction implique une procédure plus longue et plus formelle, avec l'intervention possible d'un jury populaire selon les règles en vigueur.

Pour les habitants de Mouila, où le drame de cette fillette de 8 ans a marqué les esprits depuis fin mai, ce renvoi est aussi le signe que la justice prend le temps d'examiner l'affaire avec la rigueur qu'elle exige. Aucune date n'a pour l'instant été communiquée pour l'ouverture du procès devant la Cour criminelle.

La suite de la procédure

Le dossier suit désormais son cours devant l'institution compétente. Les proches de la petite Moussavou Moanda, comme l'ensemble de la communauté de la Ngounié, attendent que la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce décès survenu le 31 mai. Le Crieur suivra l'évolution de cette procédure et reviendra sur les prochaines échéances judiciaires dès qu'elles seront connues.

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