Mortalité maternelle en hausse au Gabon : la vaccination pointée du doigt
Le nombre de décès en maternité aurait progressé en un an, relançant le débat sur la prévention vaccinale des femmes enceintes.
Selon des données hospitalières relayées par l'Organisation mondiale de la santé, le Gabon aurait enregistré 59 décès maternels dans ses structures civiles en 2025, contre 50 l'année précédente. Un chiffre qui, s'il se confirme, interroge sur l'état du suivi des grossesses et sur la place de la vaccination dans la prévention de ces drames évitables.

Derrière chaque naissance, il y a une mère qui prend un risque. Au Gabon, ce risque semble s'être un peu plus alourdi entre 2024 et 2025, si l'on en croit les données hospitalières évoquées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 59 décès maternels auraient été recensés en 2025 dans les structures civiles du pays, contre 50 en 2024.
Ces chiffres méritent d'être pris avec la prudence qui s'impose : ils proviennent pour l'instant d'une seule source, et n'ont pas encore été recoupés par d'autres relevés ou par une communication officielle du ministère de la Santé. Mais même à confirmer, la tendance suffit à poser une question simple : que peut-on faire, concrètement, pour que donner la vie ne devienne pas un pari ?
Le vaccin, une protection trop souvent négligée
Parmi les outils de prévention les mieux documentés à l'échelle mondiale figure la vaccination des femmes enceintes, en particulier contre le tétanos maternel et néonatal. Ce geste simple, administré lors des consultations prénatales, protège à la fois la mère au moment de l'accouchement et le nouveau-né dans ses premiers jours de vie.
Dans plusieurs pays d'Afrique centrale, le retard ou l'absence de couverture vaccinale chez les femmes enceintes reste identifié comme un facteur de risque évitable. Rien n'indique, dans les éléments disponibles, que ce soit la cause principale de la hausse observée au Gabon en 2025 : les autorités sanitaires n'ont pas encore détaillé publiquement les circonstances de ces décès. Mais l'alerte suffit à remettre le sujet sur la table.
Ce que cela change pour les futures mères
Pour une femme enceinte à Libreville, Port-Gentil ou dans un centre de santé de l'intérieur, le message reste le même : multiplier les consultations prénatales et s'assurer d'être à jour de ses vaccins n'est pas une formalité administrative, c'est une assurance-vie. Ces consultations permettent aussi de dépister à temps l'hypertension, l'anémie ou d'autres complications qui, prises tôt, se soignent bien mieux qu'en urgence.
Reste la question du terrain : accès aux centres de santé, disponibilité des vaccins, formation des personnels soignants dans les zones les plus reculées. Sur ces points, une clarification des autorités sanitaires serait utile pour rassurer les familles et objectiver l'ampleur réelle du phénomène. En attendant, la vigilance individuelle - se faire suivre, se faire vacciner, ne pas attendre le dernier trimestre pour consulter - demeure le geste le plus sûr à la portée de chacune.
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