Ndjolé : la ville étouffe sous ses propres déchets
À quelques mètres d’une station de lavage, une mare d’eau stagnante et des ordures sauvages racontent le quotidien d’un chef-lieu provincial laissé à l’abandon.
Dans la commune de Ndjolé, un simple nid-de-poule s’est transformé en mare d’eau croupie, tout près d’une poubelle sauvage. Un décor qui, selon nos informations, illustre un problème d’insalubrité devenu quotidien pour les habitants de cette localité du Moyen-Ogooué.

Un décor qui interpelle dès l’entrée de ville
À Ndjolé, il ne faut pas chercher longtemps pour tomber sur le problème. Juste à la sortie d’une station de lavage automobile, un nid-de-poule rempli d’eau stagnante s’est peu à peu transformé en mare, alimentée par les eaux de ruissellement et, semble-t-il, par des déchets jetés à proximité.
À quelques pas de là, une poubelle sauvage s’est installée, ses ordures se mêlant à l’eau croupie pour former ce que des riverains décrivent comme un « semblant de lac ». Un spectacle qui, selon nos informations, n’a rien d’exceptionnel dans certains quartiers de la ville.
Un problème qui touche la vie quotidienne
Ce genre de point noir n’est pas qu’une question d’esthétique. L’eau stagnante et les déchets à l’air libre favorisent la prolifération de moustiques et peuvent devenir un terrain propice aux maladies, un risque bien connu dans les zones où l’assainissement peine à suivre le rythme de l’urbanisation.
Pour les habitants qui passent chaque jour devant ce genre de scène, en allant au marché, à l’école ou simplement chez eux, la gestion des déchets reste une préoccupation concrète, loin des grands discours.
Ce que cela révèle des défis d’assainissement
Cette situation, rapportée pour l’instant par une seule source et qu’il convient donc de considérer avec prudence en attendant d’autres constats sur le terrain, met en lumière une question plus large : celle de la collecte des ordures et de l’entretien de la voirie dans les villes de l’intérieur du pays.
À Ndjolé comme ailleurs, l’enjeu n’est pas seulement de nettoyer un point précis, mais de mettre en place une gestion durable des déchets, à travers des collectes régulières et des points de dépôt clairement identifiés pour éviter que les habitants ne se retrouvent, malgré eux, à côtoyer leurs propres immondices.
Ce qu’il faut retenir
Le constat décrit reste, à ce stade, à confirmer par d’autres éléments de terrain. Il rappelle néanmoins l’importance d’une vigilance constante sur l’assainissement urbain, un sujet qui concerne directement la santé et le cadre de vie des populations, à Ndjolé comme dans les autres localités du Gabon.
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